‹ Étude sur le Lancelot en proseChapitre 36 sur 326 · I. I *» 1 1 . i j i snoonl i enl b · texte numérisé non relu

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deux autres olics .ilnis i v|n -rnnriit la <pntr Il dun

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l .i seule exception oonoerne iglo\ al | comme transition à la Quête de Grâêl, «ju il retrouve sa n après une séparation de cinq ans el amène ft la cour ion jeune frère Perceval âgé de quinze ana 189 I • ■ enq ; I tui l< i

troia couaina reviennent a la cour a la [oussaint, pins de d ans après en être partit, donc environ trente moia apr dte

de Lanoelot. \.c Lendemain, qui tombe un dimanohe, P taii chevalier 385, 1. 6, 18 ,

Perceval pari en quête de Lancelota l'entrée «Je l'hivei 1. 17, 3 S 7 1.19, 388, I. 35), donc en novembre. 11 v< nn an,

menant une vie sainte 389, 1. 23 . Il rencontre Hector moult traveilliés... quaril avoit ohevalchié ii. ans sans gairesde repo (389, 1. 32) ».

Revenons à Lancelot. Complètement dément il passe un ln\ on chemise ei on braies (393, 1. 35). Saisi, enchaîné, il est enfermé dans un château par Bliant « le remanant d'hiver et tout l'esté aussi o 396, 1. 13), jusques après Noël 1. 22 . Puis il demeure

deux ans sans chaînes chez Bliant 397, 1. 25-26 . A l'entrée de l'hiver il s'élance à la poursuite d'un sanglier 1. 2~ . Blessé par

le « pore >,il erre h gTant pièce» (399, 1. 2). 11 arrive a Corbenic, il y séjourne à l'étable comme un fol inconnu « tout l'hiver el tout Testé' après » 1. 13). Reconnu par la tille de Pelles, après Pâques ->39. 1. 20 , il est porté au palais aventureux où le saint B/raai le guérit de sa démence (4L0).

Depuis la nuit du mardi au mercredi de Pentecôte, où il s'est

1. Deux ans et quatre mois si l'on fait commencer la supputation à la Saint-Jean. Cf. page précédente.

f>0 ÉTUDE SUR LE LANCELOT EH PROSE

enfui, Lancelol est donc demeuré fou, semble-t-il, quatre ans (peut-être cinq ans) environ '.

Lancelol décide alors de se retirer dans une île inabordable, car il n'ose rentrer dans le royaurne de Logres. Il y demeure « moult longuement » (402, 1. 27-28] en compagnie de la fille de Pelles. Mais chaque jour il se rend à l'extrémité de l'île, regarde dans la direction du royaume de Logres et mène son deuil. A l'entrée d'hiver (403, 1. 1), il s'avise d'un moyen qui attirera des chevaliers contre lesquels il pourra jouter : il met une « coutume ».

Sur ces entrefaites, Hector et Perceval, qui avaient chevauché « grant pièce et mainte jornée pour querre Lancelot », arrivent en vue de l'île. Une damoiselle rencontrée fort à propos, leur apprend que en cette île séjourne un chevalier « bien a passé vi. ans » (404, 1. 31 ) et leur fait connaître la « coutume » qu'il a mise. Perceval passe l'eau, joute contre Lancelot. Finalement celui-ci découvre son idendité et Perceval s'écrie : « jou ne demandoie se vous non : il a plus de iiij. ans que jou ne fis autre chose que vous querre » (407, 1. 2). Survient ensuite Hector. Il s'informe de Galaad, son neveu. Sa mère répond que « c'est li plus biaus enfes du monde, si comme enfes puet estrede x. ans » (407, 1. 18). Retour à Corbenic. Lancelot apprend d'Hector que la reine le demande. Lancelot se décide à quitter Corbenic « au tiers jour ». L'enfant Galaad désire être près de son père. On l'emmène pour faire son éducation dans une abbaye de la forêt de Gamaaloth, dont une sœur de Pelles est abbesse. Son père, après son retour à la cour, l'y vint voir souvent jusqu'à ce qu'il fût devenu « grand damoiseau ». Quand il eut atteint l'âge de quinze ans, il reçut d'un prudhomme l'avertissement que, à « ceste Pentecouste », il serait fait chevalier à Gamaaloth. L'annonce de cet événement mémorable termine le Lancelot propre (t. V, 408-409).

Dans cette finale, la chronologie ne joue qu'un rôle subordonné. Il s'agit de remplir vaille que vaille l'espace de temps compris entre la naissance de Galaad et son adoubement. Et il importe peu, après tout, que Lancelot soit demeuré dément quatre ou cinq ans, et aussi que son séjour dans « l'Ile de joie » ait duré quelques mois ou quelques années. Ce qu'il faut, c'est

1. Cinq ans, si la date de la guérison (après Pâques) n'est pas incluse dans Y été (p. 399, ligne 13).

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On le voit, l'examen minutieux des ti du Lsncêloé

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phie d'allure historique. On esl surpris de roii combii araves sonl les étourderies su cours de ces 1200 fbnnidal

I aventures du protagoniste Triplement compli-

quées el touffues, sonl entremêlées Gauvain,

d'Hector, Lionel, Bohorl etc. d'une façonsi inextricable qu'elles semblent exclusives de toute tentative sérieuse nstituer

une chronologie, sans courir Le risque de commettre mille bévues. En fait, il n'y a jamais d'erreur grave. Le fil chronologique ne casse jamais. Cela esl significatif. Il paraîl impossible qu'une succession d'auteurs ou de remanieurs aient pu se retrouver à COUp sur dans ce caphaniaiïin. Seul un auteur, et un

autour à la tête solide et claire, pouvait réussir ce tour tic foi

Il y a pins.

Je crois qu'on peut retrouver Les dates que L'auteur prétendait assigner à sa biographie de Lancelot.

La Quête du suint graal place la venue de Galaad à Cam

luth à la Pentecôte de Tan i ."» i VI, •"» . A ee moment Galaad -'< quinze ans accomplis , V, M)8 . Cela permet de fixer sa naissance — qui est du mois d'avril 2 — à t39, sa conception qui est de

juillet ! — à 138. Sur cette base on peut édiiier toute la chronologie de la vie de Lancelot.

On obtient un résultat identique en prenant une base tout à fait différence. On se souvient que Lancelot est adoubé à là^e de dix-huit ans, l'année où la Saint-Jean 2Ï juin) tombe un

1. Ou trouve IS aus dans quelques mss., mais L5 est certainement le bon chiffre. Galaad ne peut être adoubé plus tard que Perceval qui est fait chevalier à la ans vvov. plus haut, p. 58 , de même que Galaad le Fort (1,281 .

•2. Voy . p. 50.

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