‹ Étude sur le Lancelot en proseChapitre 6 sur 326 · Éd. Sommer. III · texte numérisé non relu

Éd. Sommer. III

3. //>.. III, t29. Le prologue postiche au Conte du graal de Chrétien, connu sous le nom d1 Elucidât ion, qui s'inspire du Lancelot et de la Quête (cf. à la fin du présent volume , prétend qu'il existe sept branches ou « conte natural », « qui trestout muevenl del Graal Potvin, II. l->-i i .

i. Le plus souvent ce renvoi à la brandie consacrée à tel ou tel héros est un procédé d'auteur, un moyen de se dispenser de donner des aventures épisodiques dont la masse finirait par l'accabler.

0, Elle est familière à Paulin Paris et à Gaston Pari-..

i I ETUDE SUR Lfe I.AM.IXOT EN PROSK

La Bibl. Nat. etlems. 6431 du fonds de Ilarleyau British Muséum nous en transmettent le souvenir défiguré *, et l'édition de 1513 termine à la morl de Galeliaut son tome l,:r 2. Ce titre de Galehaut pour la première partie est cependant trop compréhensif, car Galeliaut n'apparaît qu'au milieu du t. l"'r (de l'édition Sommer) et ne joue pas par la suite un rôle aussi important qu'on pourrait croire :i.

Nous venons de parler de la troisième partie, YAgravain. La seconde, un peu étranglée entre les deux autres '*, semble avoir été désignée sous le titre de la Charrette, mais aussi sous celui de Melcaganl '•.

Il est certain que le Lancelot paraît vouloir répartir en séries la masse des aventures qu'il raconte. On y imagine que, après chacune des interminables « quêtes » où l'on voit les chevaliers errants courir les uns après les autres, se perdre, se retrouver, se perdre de nouveau pour être finalement réunis à la Table

1. Le premier porte (fol. 106 recto, vol. 2) : Ici fenist Galehot ; le second (fol. 142 b) : cy fine Gallehoz. Mais il est curieux que chez tous deux cet explicit soit grossièrement déplacé et se trouve à un endroit correspondant à la p. 222, ligne 22 du tome IV de l'éd. Sommer, c'est-à-dire presque à la fin de la Charrette. Le copiste du fr. 1466 s'est cru en présence d'une nouvelle partie, car il a laissé en blanc le verso.

2. Cf. Ward, Catalogue of romances, I, 351-6. P. Paris termine aussi à la mort de Galehaut un de ses volumes. Il écrit (IV, 371) : « Dans plusieurs anciens manuscrits cette partie du roman de Lancelot est appelée Le livre de Galehaut ou Le prince Galehaut. A ce titre faisait allusion Dante Alighieri dans les vers si souvent cités :

Noi leggevamo un giorno per diletto Di Lancilotto, corne amor lo strinse...

Galeotto fu il libro et chi lo scrisse.

En réalité Dante ne veut nullement dire à la fin du chant V de ÏInferno que le Lancelot avait pour titre Galehaut. Il transforme en nom commun le nom du fils de la géante et traite le Lancelot et son auteur d' « entremetteur ».

3. P. Paris (loc. cit.) réduit même son importance dune façon excessive.

4. Même en y joignant la Suite (cf. page suiv., note 4), la Charrette ne comporte que 127 pages (t. IV, p. 156-182, 195-226, plus, pour la Suite, p. 227-296) alors que le Galehaut, au sens large, en renferme 581 et YAgravain presque autant.

5. Le ms. de Rouen 1056 se termine par Explicit Meleagant, explicit, d'ailleurs placé beaucoup trop loin, car il se trouve à un endroit correspondant à la dernière page du t. IV de l'édition Sommer.

Il faut dire en terminant que dans aucun des mss. que j'ai pu examiner la Charrette n'est séparée matériellement dune façon nette du Galehaut.

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