OBSERVATION XVI
avec cataracte congénitale et strabisme. (Boehm. 3* obs., p. t32.)
r -x trni unit le nvstagmus et le strabisme n’est pas La par ® Qt f ^epaAeur prédilection pour les individus de la même
seulement prouvée p sur le même individu, mats
famille ou p ^ tantôt p une , tantôt l’autre de ces affections
aussi par ce fa , q même su Jet, suivant les circonstances.
- alternances sur une jeune fille de Philadelphie,
“iTlè^’dOTted’m talent d’observation remarquable, avait remarqut di le deuxième mois de la vie de son enfant, que celle-a était agitée toutes les fois qu’en lavant son visage 1 œil gauche se trouvait recouvert par l’éponge : elle en conclut que ' devait pas posséder toute sa puissance visuelle On ne put plus att huer ces craintes à une erreur quand, au troisième et surtoutt autqua ^ trième mois, époque à laquelle un enfant sam a generfiemetf appns à diriger et à accommoder sa vision d’une façon sure, la “alade a la place d’un regard normal, présenta un strabisme îvergen e droit. Peu après, la pupille se montra voilée, signe certain duneira racte qui, pendant plusieurs années, envahit tout le champ Plaire, supprima complètement la faculté visuelle jusqu a a Tua 1
née A cette époque, la rétraction graduelle du cnsta Un malad en
un petit corps crayeux placé au milieu du champ pupi airepe nouveau à l’enfant de distinguer de gros caractères.
Cette rétraction de la cataracte congénitale n est pom un ai rare, elle permet à bien des Jeunes malades d avoir une vue P meilleure. Le D r Gross (Die Augenkrankheiten der grossen Ebenen Ungarn’s, page 16) a publié là-dessus, dans ces derniers temps, un
travail intéressant : il fît, le même jour, sur les six fils d’un sefime magyare l’opération, par discision, de la cataracte; tous les six étaient atteints de cataracte congénitale avec nystagmus.
Mais ce qui me fait rapporter cette observation, c’est le fait que l’ 0 pouvait ici avoir, à volonté, soit du strabisme, soit un tremblement oculaire, soit un regard tranquille et direct.
On avait surtout affaire à un strabisme divergent de l’œil gauche
Obligeait-on la malade à considérer attentivement un objet rapproché et placé directement en face d’elle, l’accroissement de l’influx nerveux rendait au muscle interne paralysé assez de force pour re mettre l’œil dans la rectitude; le regard alors était complètement normal.
Si alors on faisait avancer lentement l’objet vers le côté gauche le muscle interne de l’œil gauche se relâchait de plus en plus, mais pendant ce temps devait exercer d’une manière égale son activité accommodatrice ; il arrivait à un degré d’extension pour lequel il ne pouvait entrer en jeu d’une façon assez active pour maintenir l’œil dans la fixité et où il n’était pas encore assez distendu pour que le strabisme divergent pût se produire.
Il en résultait un combat violent entre les muscles interne et externe de l’œil gauche ; la suite e'n était un nystagmus des plus marqués, auquel s’associait l’œil droit, en vertu des lois de la synergie.
Ainsi nous avions, pour ainsi dire, côte à côte, chez le même individu, du strabisme divergent, du nystagmus et un regard normal, expliqués par la cause même qui leur donnait naissance.