OBSERVATION XVIII
Nystagmus avec myopie. (Boehm, 8 e obs., p. 151.)
AlbertHoffmann. âgé de 13 ans, est né à Potzdam avec un tremblement oculaire. Les yeux brun-clair dont les milieux «mt parfaitement sains sont presque parallèles et sont myopes. L œ.l dro.t ne lit <m’à 3 pouces et l’œil gauche à 4. Pour ces distances le nystagmus diminue d’intensité; il disparaît totalement du moment qu’on donne
à fixer obliquement en dedans un objet à l’œil gauche.
En recherchant la cause héréditaire de ces troubles visuels, je trouvai dans la parenté ascendante les points de ralliement suivants :
1» Pour ce qui est du père, il est modérément myope; de là cause
2° Indirectement; car une de ces sœurs était affectee de strabisme dont je la débarrassai dans sa douzième année, et une autre sœur était affectée d’un côté de faiblesse de la vue ;
3° Cause directe du côté de la mère, qui elle-même avait la vue
courte, quoique modérément ;
4° Cause indirecte du même côté. Une de ses sœurs, âgée aujourd’hui de 46 ans, avait eu dès sa jeunesse un nystagmus très-caractérisé ; c’est important pour suivre la filiation des accidents du côté de la mère où ils étaient restés latents en quelque sorte ; j eus trouvé bien d’autres points de repère, si là comme ailleurs, nos recherches n’étaient venues se heurter à des obstacles insurmontables.
Traitement. Comme le nystagmus ne s’accompagnait pas de strabisme apparent et que l’affection paraissait dépendre seulement d un peu de rigidité et non de contracture du droit interne de 1 œil gauche, le plus valide, j’adoptai un traitement palliatif. Je prescrivis, suivant ma méthode, l’emploi de l’éclairage sur les deux yeux de force inégale.
Verre concave n° 30, nuance bleu azur III, pour l’œil droit le meilleur __ Y, gauche le plus inactif.
Avec le temps, la vue gagna beaucoup en sûreté et en étendue sous l’influence de ce traitement.