CHAPITRE I
DU NYSTAGMUS DANS LES LESIONS DE L’ENCEPHALE.
Le nystagmus symptôme d’une lésion de l’encéphale est loin t ; etre rare, sans doute. S’il est peu indiqué par les auteurs, ces quil a passé complètement inaperçu dans l’étude de ^ gBoS plus emportants. Les paralysies du mouvement, les contractures et les convulsions, plus récemment les différents troubles de la sensibilité et de la température, les mouvements s, on plus vivement préoccupé les observateurs. D’ails, on ne contestera pas que les nombreux et remarquables vive 1 ^ ^' U1 ° nt i eté ’ ^ anS Ces derniers temps surtout, une si
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9 nûissement d’avec l’hémorrhagie cérébrale. Apeinepouvons-
' " " v.romier le siège de ces lésions en nous aidant de toutes Ce—s de la physiologie moderne. Et cependant les fruits Sut portés les premières tentatives faites dans cette voie sembleraient devoir nous y encourager.
- Oui ne sait, parevemple, quel rôletendentàjouer les troubles
de l’appareil de la vision dansTétude de là pathologie cérébrale' L’ophthalmoscope nous a révélé des rapports intimes entre les altérations du fond del’ceil et différentes lésions dénutrition dans la substance du cerveau. Depuis longtemps le strabisme et les phénomènes oculo-pupillaires sont connus des medétins autant que des ophtalmologistes.
Le lecteur nous pardonnera donc d’oser appeler son attention sur un symptôme secondaire, il est vrai, mais qui mérite néanmoins d’être pris en considération. Nous l’étudierons successivement chez les enfants et chez les adultes.
g 1. — Bu Nystagmus dans les lésions cérébrales chez les enfants.
Les mouvements convulsifs des yeux ont été signales depuis longtemps dans les différentes affections cérébrales chez les enfants, notamment dans les tubercules du cerveau. Nous pourrions en citer des observations à loisir. Les auteurs qui en rapportent sont nombreux ; il nous suffira d’en nommer quelquesuns.
Odier, de Génève (1), insiste sur les convulsions du globe oculaire dans l’hydropisie des ventricules du cerveau. Il ne les confond pointavecles contractions oscillatoires de la pupille qu il a le premier décrites, et dont il fait un des principaux caractères de l’affection. Dans tous ces cas, il a trouvé un épanchement de sé-
(1) Mémoire sur l’hydrocéphale interne, ou hydropisie des ventricules du cerveau, par Odier, de Genève, dans : Histoire de la Société roya e de médecine, année 1719, t. III, p. 194.
rosi té dans les ventricules, mais le cerveau était sain, dit-il, à l’exception de quelques adhérences avec les méningés. Il est vrai que ce n’est que bien plus tard qu on a appris à reconnaître les granulations tuberculeuses.
Brachet (1) ajoute également une certaine importance aux mouvements convulsifs des yeux dans 1 hydrocépbalite. Il cite même une observation de Mathey, dans laquelle les mouvements convulsifs, sans troubles pupillaires, mais accompagnés de convulsions des membres, ont permis de reconnaître l’hydrocéphahte d’avec la fièvre ataxique. Ce diagnostic différentie la été justifié par l’autopsie.
Enfin, les divers traités spéciaux, et même les livres classiques de pathologie interne font mention du tremblement des yeux dans les affections cérébrales de l’enfance, telles que méningite tuberculeuse, hydrocéphale aiguë et chronique, etc. Rilliet et Barthez (2), tout en faisant remarquer que les troubles de la motilité sont moins fréquents que ceux de rintelligence, attirent cependant l’attention sur ces convulsions partielles, dont voici un exemple extrait de leur ouvrage (p. 568).