Il boit de l'arac à plein verre
6. Il rougit comme une crête de coq ; notre français mauricien dit n piquer un soleil b,
7. Il se soûle de bon temps ; il en prend à son aise, il vit comme un coq en pâte.
8. Il écrase manguiire; — voir le vocabulaire malgachcf — il boit, il se soûle.
9. Chapeau droit, habits de drap et souliers vernis. Bœuf, dans ce sens, nous vient du français.
Atn iSTRODUCTION.
Malgré le peu d'étendue de notre petit pays, que l'œil, du haut d'une butte, embrasse tout entier dans la ceinture bleue dont l'entoure l'océan , la langue , ou mieux, les images dont elle vit changent singulièrement de quartier à quartier : le paysage, le genre de vie s'y reflètent. H ft'en pouvait guère être autrement; c'est surtout à l'humble niveau où nous sommes que l'esprit est contraint d'emprunter ses images et ses métaphores à l'horizon étroit qui hmite sa vue; où se prendrait-il ailleurs ? tout l'au delà lui est inconnu. Ceuxci habitent le bord de la mer et vivent de leur pêche, qui disent : H fine vidé cornent ^ouritte vide crabe ', il est ruiné à plat ; H
I. On l'a vidé comme l'houritte vide le crabe. Houritte, nom malgache doané i Maurice à une espèce de sèche qui joue un rôle considérable dans l'alimentation des gens pauvres du bord de la mer ; son action sur les crabes est démontrée.
INTRODUCTION
\éie grand ïaséne pour prend candioc', il risque un bœuf pour avoir un œuf; mo hpôce séCj fine passe batatran ', il ne me reste pas un petit sou ; li ripriprés ', il festonne, il bat les murs. Ceife-là, au contraire, habitent quelque propriété sucrière, qui ont créé les comparaisons suivantes : carré cornent miîét brancard ', îar^e cornent béf lafiéce \ pîimét làhaut îatéte cornent bouquet îàhaui canne ^ Et ces derniers, enfin, confinent à ce qui nous reste de forêts : Lî Iatéte dréte cornent