‹ Étude sur le Psélaphides. V. Tableux synoptiques. - Notes et synonymieChapitre 6 sur 114 · Balega Reitter, Verh. Naturf. Ver. Brünn, XX, p · texte numérisé non relu

Balega Reitter, Verh. Naturf. Ver. Brünn, XX, p

Ce genre, quoique ressemblant beaucoup aux Jubus , en est très

distinct. Une seule espèce : elegans Reitt., de St-Thomas.

9. Phamisus Aubé, Ann. Soc. Ent. Fr., 1844, p. 94 ( non Schaufuss).

Je n’ai pu voir le type d’Aubé et j’ignore dans quelle collection il. se trouve ; mais les descriptions d’Aubé, malgré leur sobriété et

peut-être même à cause de cela, sont d’une parfaite lucidité et d’une rigoureuse exactitude.

Le D r Schaufuss a décrit ( Tijclschr . EnL, XXIX, p. 267 et suiv.) deux insectes du Brésil, qu’il nomme Phamisus liorroris et bellus. En examinant les types de ces deux espèces, qui font maintenant partie de ma collection, j’ai tout de suite été frappé des différences profondes qui existent entre[\es m Phamisus de Schaufuss et la description qu’Aubé donne de ce genre, et, en les étudiant avec soin, j ai été finalement convaincu qu’il était impossible qu’ils appartinssent au genre Phamisus Aubé.

L’idée que je me faisais du genre Phamisus Aubé était, en effet, toute différente. Aubé nous dit en note que <\ ce genre a un faciès particulier qui l’éloigne de tous les autres. » Me reportant au temps d Aubé et aux Psélaphides qu’il connaissait, je me demandais quel pouvait bien être l’insecte qui eut, pour cet auteur, « cet aspect singulier '>. Je n’avais que l’embarras du choix; car, assurément, beaucoup de formes, qui nous paraissent aujourd’hui tout à fait' normales, eussent étonné l’entomologiste parisien. J’ai cherché, parmi ces dernières, celles qui pouvaient, plus ou moins, se rapporter à la description d’Aubé. et, depuis longtemps déjà, je pensais au groupe des Jubus; car les genres anciens deviennent groupes, et les espèces de nos pères sont des genres pour nous.

Après de patientes recherches, j’ai trouvé, dans ma collection, un insecte que j’ai décrit autrefois, sous le nom de Jubus Reitteri et qui répond exactement aux descriptions générique et spécifique du Phamisus Reichenbachi A. avec cependant de légères différences spécifiques qui me font supposer que le Reitteri reste distinct spécifiquement du Reichenbachi.

Pour mieux faire saisir ces analogies, je vais mettre en regard les points principaux génériques et spécifiques de la description du Phamisus Reichenbachi et du Jubus Reitteri.

Phamisus Reichenbachi A.

(D’après la description).

Corps allongé , sensiblement déprimé.

Tête ayant le front légèrement prolongé en avant en un petit tubercule, sur lequel sont insérées les antennes qui sont moniliformes et un peu renflées à leur extrémité; le dernier article ,

Jubus Reitteri R.

(D’après le type) .

Corps allongé, déprimé.

Tête assez allongée, ayant, en avant, un tubercule atitennifère assez court, plus de moitié plus étroit qu’elle, sur lequel sont insérées les antennes; celles-ci très légèrement épaissies vers le

de la longueur des deux précédents, est pyramidal.

Palpes maxillaires de 4 articles, le 1 er très petit, le 2 e allongé et en massue, le 3 e très petit et triangulaire, le 4 e de médiocre longueur, sécuriforme et terminé par un petit appendice membraneux à peine visible.

Corselet cordiforme.

Élytres très déprimées et très courtes.

Abdomen déprimé et largement rebordé.

Pattes assez longues, cuisses très légèrement renflées.

Tarses de 3 articles, 1 er très petit, 2 e très long, 3 e plus court de moitié que le précédent et terminé par deux crochets égaux .

Tète un peu rétrécie en avant avec une fossette assez large entre les yeux ; cette fossette se prolonge en avant en un petit sillon qui divise le tubercule antennifère.

Corselet cordiforme; les angles antérieurs très arrondis, les postérieurs écuancrés, le bord latéral terminé, en arrière, par une petite dent épineuse et relevée ; le disque marqué d’un sillon en fer à cheval qui occupe la base et les deux côtés.

Élytres très déprimées, courtes, tronquées un peu oblique-

sommet, à articles quadrangulaires, pas plus longs que larges; dernier article aussi long que les deux précédents, pyramidal.

Palpes identiquement semblables à la description. ci-contre.

Prothorax cordiforme.

Élytres très déprimées et très courtes.

Abdomen déprimé surtout à la base, très largement rebordé, plus de. deux fois plus long que les élytres.

Pieds assez longs, grêles ; tibias presque filiformes; cuisses plus épaisses.

Tarses de 3 articles, longs, grêles, 1 er très petit, 2 e très long, 3 e un peu plus long que la moitié du précédent; deux crochets égaux.

Tête un peu rétrécie en avant avec une fossette transversale entre les yeux, qui se prolonge par deux sillons très rapprochés et convergents, se réunissant en un seul qui divise le tubercule antennifère.

Prothorax cordiforme, très atténué en avant où les angles sont nuis ; rétréci avant la base, à la hauteur du sillon transversal, et les côtés, au-dessus de cet étranglement, terminés par une petite dent épineuse et relevée ; un sillon en fer à cheval qui occupe la base et les deux côtés.

Élytres très déprimées, courtes, tronquées presque droit;

ment ; on n’observe d’autre strie que celle qui existe tout le long de la suture.

Abdomen déprimé et très largement rebordé.

D’un châtain clair et entièrement recouvert d’un duvet lin et serré (pube testacea).

Pattes un peu plus pâles.

Long., 3 mill.

rien qu’une strie suturale; une petite carène, obtuse, transversale, tout- à-fait à la base.

Identique.

Roux, entièrement recouvert d’un duvet fin, serré, hérissé sur la tête et le prothorax, plus couché sur les élytres et l’abdomen, doré.

Tibias plus pâles.

Long., 3 mill.

Gomme on le voit, les différences sont bien légères ; car le double sillon de la tête est plutôt en réalité une grande fossette triangulaire, l’espace qu’ils circonscrivent étant déprimé. La réelle différence existe dans les antennes. Aubé dit dans la diagnose générique : « Antennæ moniliformes, apice clavatæ. » Ce n’est pas le cas du Reitteri , qui a les antennes très légèrement et graduellement épaissies vers le sommet. Mais maintenant qu’on connaît beaucoup d’insectes de ce groupe, on sait que la présence ou l’absence de massue n’est qu’une différence spécifique, puisqu’il faut réunir les genres Jubus et Gamba , qui n’avaient d’autre différence que la présence ou l’absence de massue antennaire.

Aubé n’a pas, il est vrai, parlé des hanches intermédiaires et postérieures ; mais il ne dit rien non plus de celles du G. Faronus qui sont identiques. Il a toujours gardé le silence sur la partie inférieure du corps. Il n’avait pas besoin d’y avoir recours pour différencier les 16 genres et les 82 espèces qu’il connaissait. C’était l’âge d’or de l’entomologie.

Cette discussion pourra paraître longue ; mais je l’ai crue nécessaire pour légitimer la divergence d^ vues qui me sépare de MM. Reitter etSchaufuss, dont l’opinion a, pour moi, beaucoup de poids.

J’aurai du reste à revenir sur ce sujet, en traitant de la tribu des Tyrini . Ici, j’ai cherché à prouver ce que n’est pas le genre Phamisus Schfs.; j’aurai alors à démontrer ce qu’il est, et je serai obligé de lui donner un nouveau nom.

10. Stratus Schaufuss, Nunq. Otios ., 11, p. 246 et 452. Canthoderus Mots. ??.

M. Reitter et, d’après lui, le D r Sharp, rapportent le genre Stratus Schfs. an genre Canlhoderus Mots.; c’est possible. Canthoderus Mots, appartient certainement à ce groupe; mais ce pourrait tout aussi bien être mon genre Macta , ou même Phamisus Aubé.

Motschulsky qui, du reste et bien que descripteur fantaisiste, avait un flair entomologique très subtil, s’est demandé si son Cantlioderus ne serait pas le genre Phamisus A. Et en cela il était bien plus près de la vérité que M. Schaufuss.

Mais il est impossible de savoir exactement ce qu'est Canthoderus Mots; tandis que Stratus ursinus S. est un genre décrit et une espèce connue. Je n’hésite donc pas à adopter le nom du D r Schaufuss et si, un jour, un type de Motschulsky venait prouver que ces deux insectes sont identiques, je donnerais la préférence à Stratus , considérant, comme le véritable auteur d’un genre, celui qui l’a réellement décrit, et Canthoderus M. tomberait en synonymie, comme u nnomen in litteris.

Une seule espèce ; ursinus Schfs., du Mexique.

11. Endytocera Sharp, Biol . Centr . Amer . Zool . Col ., Il, I, 1887, p. 45.

Je ne connais pas ce genre en nature ; mais ses antennes, dont la massue est très grande, compacte, à articles peu distincts, ne permettent de le confondre avec aucun autre.

Deux espèces : cognata et vestita Shrp., de Panama.

2 e Tkibü. — Euplectini.

A. 3. Antennes rapprochées, mais insérées sous un rebord d u front, sans tubercule antennifère. Hanches postérieures distantes. 1 er et 2 e segments ventraux très grands. Pas d’yeux. Mirus. 12.

A. 2. Tête plus ou moins munie d’un tubercule antennifère, parfois très prolongé, avec les antennes contiguës, parfois large, tronqué, plus ou moins bilobé, avec les antennes peu distantes.

B. 2. Tubercule antenuaire très prononcé, étroit, à peine sillonné, sans impression. Antennes contiguës. Tête plus ou moins transversale ; cou prononcé. Élytres et métasternum de proportions ordinaires. Hanches postérieures contiguës.

C. 2. Tubercule antennaire très long, mince, acuminé ; tempes grandes, carrées. Articles des palpes simples; pas de fossette palpaire.

Bhynosceptis. 13.

G. 1. Tubercule antennaire plus court, plus large; tête très transversale ; tempes nulles. Une très grande fossette palpaire. Dernier article des palpes maxillaires très irrégulier.

D. 2. Antennes de onze articles.

E. 2. Massue des antennes formée de trois articles ; 9 et 10 très gros, 11 très petit, implanté sur le sommet du 10 e . Côtés des joues prolongés en lame et circonscrivant extérieurement la fossette

palpaire. Dernier article des palpes campanuliforme, très gros et semblant bilobé Pyxidicerus. 14.

E. 1. Massue des antennes formée d’un seul article. Fossette palpaire ouverte du côté externe, les joues n’étant pas prolongées pour la fermer de ce côté. Dernier article des palpes irrégulièrement fusiforme et inséré, par le côté et transversalement, sur le troisième.

Zethopsus . 15.

D. 1. Antennes de neuf articles . . . Bylhinoplectus . 16.

B. 1. Tubercule antennaire grand, mais large, plus ou moins tronqué, divisé ou impressionné. Antennes plus ou moins distantes. Èlytres grandes, longues. Métasternum grand, convexe. Hanches postérieures rapprochées ou distantes. Tête non transversale.

G. 2. Hanches intermédiaires et postérieures peu distantes, mais non contiguës. Grande fossette palpaire. Élytres grandes, avec une marge latérale tranchante. Métasternum grand, bicaréné.

D. 2. Tempes grandes. Yeux de dimension normale. Antennes rapprochées, à massue biarticulée. Abdomen acuminé, très rebordé; 1 er segment ventral très grand. Hanches intermédiaires et postérieures à peine distantes, mais non contiguës. Tête et prothorax sculptés en dessus Pygoxyon. 17.

D. 1. Tempes indistinctes. Yeux très gros. Antennes distantes. Abdomen plus ramassé, moins rebordé ; 1 er segment ventral moins grand. Hanches intermédiaires et postérieures légèrement, mais réellement distantes.

E. 2. Antennes de onze articles ; massue Inarticulée.

F. 2. Massue antennaire’ forte, très tranchée, mais bien moins longue que la moitié de l’antenne, à articles 9-10 transversaux. Prothorax incisé et denté sur les côtés.

G. 2. Forme courte, large. Élytres plus longues que l’abdomen.

Prothorax et élytres couverts d’une ponctuation grosse et serrée, qui les rend opaques. Hanches intermédiaires et surtout postérieures plus distantes Mechanicus. 18.

G. 1. Forme plus allongée, linéaire. Élytres moins longues, ou à peine plus longues que l'abdomen. Hanches postérieures moins distantes que les intermédiaires . . . Phthariomicrus . 19.

F. 1. Massue antennaire très grande, aussi longue au moins que la moitié de l’antenne. Prothoiax simplement sinué à la base sur les côtés. Corps tout entier couvert d’une ponctuation serrée.

Intempus . 20.

E. 1. Antennes de dix articles; massue biarticulée.

Neode utérus . 21.

G. 1. Hanches postérieures contiguës. Pas de fossette palpaire. Métasternum non caréné.

D. 2. Tempes indistinctes. Antennes légèrement distantes. Élytres assez grandes. Métasternum ass^z grand.

E. 3. Antennes à massue quadriarticulée. Gorge fovéolée près de la base. Prosternum non caréné. Métasternum simple, bombé.

Acolreba. 22.

E. 2. Antennes à massue biarticulée.

F. 2. Yeux petits. Prothorax avec deux sillons latéraux. Une strie susépipleurale aux élytres. Dixième article des antennes carré.

Apothinus. 23.

F. 1. Yeux gros. Prothorax sans sillons latéraux. Prosternum et

mésosternum carénés. Dixième article des antennes plus long et plus gros que d’usage Thesium. 24.

E. 1. Antennes à massue triarticulée. Gorge renflée. Prosternum légèrement caréné. Métasternum convexe, sillonné faiblement.

Panaphantus. 25.

D. 1. Tempes grandes, simples. Yeux variables suivant les sexes. Antennes subcontiguës, presque sans massue, tordues, avec le 8 e article plus gros, le dernier turbiné' gros. Métasternum subtransversal. 1 er segment ventral assez grand ; 2 e ventral et 1 er abdominal très grands Autopleclus. 26.

A. 1. Pas de tubercule antennaire.

B. 4. Tête subtriangulaire, allongée en avant, convexe, petite. Antennes pas très écartées.

C. 2. Tête plus petite que le prothorax, très triangulaire, sans

fossettes. Forme générale plus élargie postérieurement, plus aplatie. Dernier article des tarses égalant plus de la moitié de la longueur du précédent Zibus. 27.

C. 1. Tête plus grosse que le prothorax, moins triangulaire, avec trois fossettes. Forme générale plus allongée, plus cylindrique. Dernier article des tarses égalant à peine, en longueur, le tiers du précédent Trimiomorphus . 28.

B. 3. Tête peu allongée, assez brusquement tronquée et déclive en avant, l’épistome étant très découvert, grand et prolongé. Antennes insérées sur le devant du front. Forme générale allongée, cylindrique. Dernier article des antennes gros. Hanches postérieures un peu écartées.

C. 2. Vertex et front élevés, aplatis ; front tronqué abruptement

en avant. Antennes rapprochées à leur base. Prothorax avec des fossettes et un sillon tranversal. Élytres avec une strie suturale entière et une dorsale raccourcie. 1 er segment ventral assez grand, 2 e près de trois fois aussi grand ; 1 er segment abdominal très grand, mais moins long que les élytres Aphiliops. 29.

G. 1. Vertex et front moins élevés, mais plus convexes. Antennes

peu distantes. Prothorax et élytres sans fossettes ni stries. 1 er segment abdominal très grand ; 2 e segment ventral plus de quatre fois aussi grand que le 1 er Aphilia. 30.

Revue d’ Entomologie . — Avril 1890. 7

B. 2. Tête presque carrée; front large et tronqué ; épistome non saillant. Antennes écartées, insérées de chaque côté du front. Forme plus ou moins cylindrique, plus épaisse, non aplatie.

C. 2. Antennes de onze articles. Hanches postérieures contiguës.

D. 2. Dernier article des antennes très gros, abrupte ; articles 9-10 lenticulaires.

E. 2. Forme cylindrique, allongée. 1 er segment abdominal et 2 e ventral plus grands que les autres .... Trimiurn. 31.

E. 1. Forme moins allongée. Premiers segments de l’abdomen sensiblement égaux.

F. 2. Deux fossettes seulement à la base des élytres, avec une strie dorsale plus ou moins obsolète, faisant parfois défaut.

Trimiopsis . 32.

F. 1. Trois fossettes à la base des élytres, avec une strie dorsale

bien marquée . Actium. 33.

D. 1. Dernier article des antennes moins gros, moins abrupte ; articles 8-10 moins lenticulaires. Forme plus courte. Élytres avec trois fossettes basales et une strie dorsale . . Periplectus . 34.

G. 1. Antennes de dix articles : 2 subsphérique, 3-8 moniliformes, compactes, 9 transversal, lamelliforme, prolongé au côté interne en une lame triangulaire, acuminée (c f ?). Hanches postérieures distantes. Forme des Trimiurn , mais un peu plus courte. Prothorax sans fossettes, avec un très fin sillon transversal, arqué, non sinué avant la base. Élytres à strie suturale entière et sillon dorsal n’atteignant pas le milieu. Abdomen bien plus finement marginé ; 1 er segment abdominal bien plus grand que les autres.

Prophilus. 3a.

B. 4. Tête grande, large, carrée ou transversale, tronquée; antennes très distantes, insérées de chaque côté du front. Forme aplatie, plus ou moins subparallèle.

Page 1