Mirus Saulcy, Petit. Nouv. Ent ., 1877, p
Un très joli et curieux petit insecte aveugle de Corse : permirus Saulcy.
13. Rliynosceptis Le Conte, Proc. Am. Phil. Soc., 1878, p. 322.
Je ne connais pas le type, bistriatus Lee., sur lequel a été établi ce genre ; mais les Panaphantus militaris et yracilis Schfs., me paraissent en être congénères. Si cette hypothèse n’était pas exacte, ils formeraient un genre nouveau.
14. Pyxidicerus Motschulsky, Bull. Mosc., 1863, II, p. 422 ; Schaufuss, Tijdschr. Ent., XXX, 1887, p. 99.
M. Schaufuss a créé, pour ce genre et le suivant, une grande confusion.
Par exception, et grâce à la description des antennes, ce genre est reconnaissable. Quand l’auteur russe parle de cinq tubercules sur la partie antérieure de la tête, il a décrit ce qui lui a semblé être ; en effet, le front forme un tubercule médian, les joues prolongées deux tubercules latéraux, et les deux tubercules intermédiaires sont représentés par le dernier article des palpes, au repos et repliés dans la fossette palpaire.
De toutes les espèces décrites et citées par Schaufuss, deux rentrent réellement dans le genre Pyxidicerus ; ce sont: cctstaneus Mots., que je ne connais pas et rajah Schfs., de Sumatra; les autres (du moins celles que j’ai vues) : venustus, Tytlius , triophthalmus , amœnus , cordiyer Schfs., de Sumatra, rentrent dans le genre Zethopsus.
Je n’ai pu voir d’une façon bien satisfaisante le palpe maxillaire, ne possédant que des uniques de ces insectes qui semblent rares. Le dernier article m’a paru très gros, campanuliforme, comme bilobé et inséré par un de ses lobes et un peu latéralement sur le précédent.
La forme particulière du dernier article des antennes et la fossette palpaire distinguent très nettement ce gpnre du suivant.
15. Zethopsus Heitter, Ent. Mon. Berl., 1880, p. 85. Zethus Schfs. ? E iipleetomorphus Mots.
La synonymie entre Zethopsus et Zethus n’est pas douteuse, puisque le premier nom n'a été proposé par Heitter, que pour remplacer le second préoccupé. 11 n’en est pas de même pour Euplectontorphus Mots.
D'après la description de Motschulsky, le caractère essentiel serait la massue antennaire formée d’un seul article, presque aussi grand que le reste de l’antenne. Des deux insectes que Schaufuss a décrits comme étant des Euplectomorphus ,\'n n, testis Schfs., de Ceylan, répond assez bien à ce caractère; l’autre, eleçjans Schfs., de Su-
matra, nullement. Ces deux insectes étant uniques et de très petite taille, je n’ai pu parvenir à faire sortir les palpes repliés dans la fossette palpaire; sion pouvait examiner ces organes, ils fourniraient peut-être un caractère différentiel ; cependant, d'après ce que je puis en apercevoir, ils nie semblent pareils à ceux de Zethopsus et, comme d’autre part, la dimension du dernier article des antennes ne me paraît pas telle qu’elle puisse justifier un genre, je considère, jusqu’à preuve contraire, qu ' Euplectomorplius Mots, et Zethopsus R. sont identiques. Le pygmæus Mots., type du genre, est peut-être différent; mais je ne le connais pas, et la description trop sommaire ne donne aucun renseignement précis.
Le genre Zethopsus, ainsi composé, est assez nombreux en espèces, dont le centre paraît être la région indo-malaise, de Ceylan à Bornéo par la Birmanie, Siam, Singapore, Sumatra et Java ; mais il s’étend jusque sur la côte orientale d’Afrique, à Zanzibar.
16. Bythinoplectus Heitt. , Yerli. Natur. Ver. Briinn, XX, p. 195.
C’est un Zethopsus américain, à antennes de 9 articles seulement. Une seule espèce: foveatus Heitt., de St-Thomas.
17. Pygoxyon Reitter, Verh. zool . bot. Ges. YYien t 1880, p. 508.
Le créateur de ce genre l’avait rangé dans sa tribu des Pselaphini , non loin des Bythinus et des T y clius ; puis il avait créé aussi le genre Intempus et l’avait placé dans ses Euplectini , ce qui est correct; mais je ne puis me décidera éloigner ces deux genres qui présentent entre eux des analogies profondes. D’autres genres plus récents, Neodeuterus, Mechanicus et Phthartomicrus, viennent, du reste, corroborer celte opinion, en formant avec Pygoxyon et Intempus, un petit groupe très homogène, dont la place ne peut être que dans les Euplectini , à cause des hanches postérieures très nettement coniques. La dimension du meiasternum et du premier segment abdominal, aussi bien que leur faciès particulier, les isole, il est vrai, de tous les autres Psélaphiens; mais je n’ai pas cru devoir créer une tribu spéciale pour eux, et je préfère les laisser dans les Euplectini où d’autres formes leur ménagent une transition.
Quatre espèces de la faune paléarclique : tycliii forme Reilt., de Ligurie, latliridiiforme R., de Dalmatie, scydmœniforme R. et bythiniforme R., du Caucase.