‹ Étude sur le régime financier du MarocChapitre 50 sur 71 · MINISTÈRE DE LA GUERRE · texte numérisé non relu

MINISTÈRE DE LA GUERRE

‘4° Effectifs. — Les éléments du corps d'occupation sont divers. Pour trouver les effectifs nécessaires on est allé les chercher un peu partout où il y en avait de disponibles, dans l’armée métropolitaine et dans l’armée coloniale. Aux troupes métropolitaines on a pris des corps stationnés en France, des corps stationnés en Algérie et en Tunisie composés d'éléments français et indigènes. A l’armée coloniale on a emprunté des troupes blanches et des troupes sénégalaises.

On a fait également appel aux marocains pour limiter les prélévements sur les forces françaises et aussi pour des considérations de politique indigène. N'est-ce point le meilleur moyen d'attacher les indigènes à l’œuvre de pacification française que de leur

y donner un rôle ? Puisque nous gardons la fiction

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d’un sultan souverain, laissons lui les dehors de la puissance quand ce ne serait que pour la parade. Nous pouvons soit tout simplement incorporer des marocains dans nos unités, soit reconstituer une armée chérifienne sauf à prendre des précautions pour garantir le loyalisme de celle-ci à notre égard, notamment à lui donner un commandement français.

Tout au début de 1912 on avait constitué des troupes auxiliaires où des éléments marocains étaient encadrés par des éléments français. A la suite du soulèvement de Fez, ces troupes ont été licenciées. Elles ont été réorganisées ensuite sous le nom de « Troupes auxiliaires marocaines » ; les unités comprennent des soldats et des gradés marocains encadrés par des éléments français notablement renforcés par rapport à l’organisation antérieure. Le service des pièces d’artillerie est assuré exclusivement par le personnel français. De plus ces troupes ne forment pas une armée distincte des troupes régulières d'occupation ; elles sont réparties au milieu de ces dernières. Elles sont placées sous les ordres d’un officier général ou supérieur subordonné au commandant en chef des troupes d'occupation.

En outre nos officiers du Service des Renseignements ont formé sous le nom de goums, des troupes composées d’indigènes marocains, encadrés par des officiers français et des sous-officiers algériens, recru-

tés par engagements volontaires. Les goumiers re-

voivent une solde sur laquelle ils doivent se nourrir et nourrir leur cheval s’ils sont cavaliers. Parfois ils sont casernés, parfois ils habitent dans leurs douars. Ïls sont utilisés par le Service des renseignements ; ils sont aussi appelés à combattre.

Au 4 novembre 1913, il y avait au Maroc 79.000 hommes environ dont :

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