CONCLUSION
Il ressort du résumé que je viens de faire des connaissances actuelles sur l’huile et la graine du Æicinus communis, que tout ou à peu près tout est à refaire sur cette question.
Si M. Huguet a pu démontrer que le principe actif de la graine est soluble dans l’acide sulfurique étendu, il n’a
déterminé ni la nature de ce principe, ni son siège dans la semence. |
Bien que les dernières expériences de Hans Meyer tendent à prouver que l’action purgative de l’huile de ricin est due à l'acide ricinoléique, il n’en reste pas moins un doute dans mon esprit. Je me demande, en effet, si cette action est bien due simplement à cet acide gras. Et je n'hésite pas à avancer qu'aux propriétés purgatives de cet acide doit s'ajouter celle d’une très minime partie du principe actif contenu dans la semence et entraînée par l’huile, soit mécaniquement, soit à l’état de combinaison.
Si des considérations d’ordre absolument privé, et indépendantes de ma volonté, ne s’opposaient pas à l’exécution des recherches nécessaires, je me ferais un véritable plaisir d'essayer de les mener à ‘bonne fin et de contribuer ainsi pour une part, si faible fût-elle, à élucider une question qui me paraît d’une importance assez grande.
On s’explique difficilement qu’une drogue comme l’huile de ricin, si souvent et depuis si longtemps employée, n’ait pas exercé la sagacité de ces chercheurs infatigables dont s’honore la science moderne.
Je termine ce petit travail en exprimant ce regret, mais en formulant l'espoir que l’étude du ricin sera faite bientôt dans des conditions telles qu'aucun doute ne pourra plus être émis sur le siège et la nature de son principe actif.