TERMINAISONS ET COMPLICATIONS
Le scorbut n’entraine la mort qu’autant que les malades ne peuvent être soustraits à l’influence des causes qui l’ont produit et placés dans de meilleures conditions. Dans l’épidémie actuelle, les complications ont été bien plus redoutables que la maladie elle-même.
Comme toutes les causes d’anémie, le scorbut favorise le développement des prédispositions morbides latentes ou qui se sont déjà manifestées antérieurement.
Chez les individus dont les poumons présentent des tubercules ou une bronchite, on devra craindre l’épanchement pleural. Chez ceux qui ont des lésions intestinales tuberculeuses ou autres, la diarrhée sera l’accident fatal qui pourra amener l’épuisement et la mort.
Frédéric llolfmann dit que la gangrène des pieds est
)mniune chez les scorbutiques, nous n’osons rattacher au 'orbut les cas de gangrène des observations 18 et 20, on plus que l’eschare gangréneuse, survenue dans l’ob- ?rvation 2 1 .
Parmi les complications du scorbut, il en est une terrible, ui,fort heureusement, a été très-rare cette année. L’acroynie, si commune danslagrave et meurtrière épidémie de . guerre de Crimée, n’a lait que peu de victimes à Paris, ous en avons pourtant observé deux cas^ un cas d’acroynie simple (obs. 13), un autre consécutif au scorbut (14).