NOIX DE COCO
Il a été exporté 50 noix de coco en 1891, 280 en 1892 et 30 en 1897.
On rencontre surtout le cocotier à Sor auprès de Saint-Louis où il commence à prendre de l'extension, les noix sont consommées fraîches.
Le cocotier est un arbre très intéressant et qui se plaît très bien dans les terrains soumis à rinHuence de la mer. Les essais de plantations faits sous le gouverneur Faidherbe ont d'ailleurs très bien réussi, et il en est de même des plantations récentes de Sor, du jardin Gardetto à Gokoumbaye au bord de la mer, et du poste de la Barre à quelques mètres de la rive du fleuve et à son embouchure. A Guet N*Dar (Saint- Louis) il y a deux grand(»s avenues plantées de beaux cocotiers. Sur le terrain de Tancienne Jiatterie de la Pointe Sud de Saint-Louis, il y a encore de beaux cocotiers.
Il est incompréhensible depuis si longtemps (pie nous occupons le Sénégal de voir le peu d'extension de la culture du cocotier. Tous les terrains du delta qui se prêtent à la culture de cette essence devraient en être couverts et il n*en est rien. A quoi attril)uer cet état de choses? Est-ce de la négligence, de Tinsouciance ou <le Tincurie, on ne sait, et quoi qu'il en soit il y a là une grave faute commise que personne ne songe à réparer.
Quand TAdministiation délivre une concession, il y a toujours comme condition que cette concession doit être mise en valeur, soit en la cultivant soit en y plantant des arbres, cocotiers ou autres essences pouvant donniM- un produit commercial ; mais cette condition reste généralement nulle cjuand il s'agit d'arbres. Même» si elle était exécutée elle serait insuffisante et c'est avec des idées plus larges qu'il faudrait procéder pour Texteusicm dans le delta du fleuve de la culture du cocotier.