‹ Étude sur le SénégalChapitre 29 sur 43 · OISEAUX VIVANTS · texte numérisé non relu

OISEAUX VIVANTS

Vouloir faire du Sénégal une colonie agricole et en laisser détruire les oiseaux, est absolument incompatible avec le but que l'on veut atteindre. Evidemment l'exportation des oiseaux, soit vivants, soit empaillés, constitue une branche de commerce qui a sa petite importance, et dans un pays comme le Sénégal, il faut faire feu de tout bois. L'exportateur qui n'est pas un colon, puisqu'il n'existe pas au Sénégal de colons proprement dits, mais qui est un commerçant, s'inquiète peu de l'avenir d'une agriculture dont il n'a cure. Pour lui le présent seul existe, et le préseni c'est son commerce. Il lui faut des oiseaux et coûte que coûte ses chasseurs doivent lui en apporter, les conséquences qui peuvent résulter de ce fait ne le concernent pas.

C'est Rufisque qui a été pendant longtemps le principal centre d'exportation des oiseaux vivants, mais depuis quelques années, c'est de Dakar que se font les plus' forts envois.

Saint-Louis, — De 1861 à 1866 inclus, il a été exporté pour une valeur totale de 31,274 francs d'oiseaux vivants.

De 1874 à 1877 inclus, il a été exporté pour une valeur totale de 33,901 francs. Les exportations deviennent ensuite insignifiantes ou nulles. c^."»^

Rufisque. — De 1870 à 1874 inclus, il a été exporté pour une somme totale de 97^593 francs.

— CW) —

En 1884, Rufisque a exporté 131,390 oiseaux vivants.

De 1897 à 1899 inclus, il a été exporté pour une somme totale de 39,503 francs.

Petite-Côte. — De 1870 à 1874 inclus, il a été exporté pour une somme totale de 17,182 francs.

On relève encore 1,020 francs en 1894 et 1,000 francs en 1895.

Dakar, — De 1897 à 1899 inclus, il a été exporté pour une somme totale de 79,582 francs.

L'exportation totale de la colonie pendant les dix dernières années (1890-1899) a été de 235,090 francs, somme qui représente environ 650,000 oiseaux, soit un enlèvement annuel de 65,000 oiseaux vivants, provenant en majeure partie du Bas-Sénégal.

Page 1