OBSERVATION X
Madame Bec.…., B5 ans. Manie et démence, vieille agitée, malade incorrigible etdes plus récalcitrantes. Insomnie habituelle.
Les 29, 93 et 24 novembre, on prescrit chaque fois 2 gr. de sulfonal, mais avec succès très incertain. La malade, en effet, repose bien pendant quelques heures, mais son sommeil est très irrégulier. Le médicament est parfaitement toléré.
Le. 29, on recommence à donner 2 gr. de sulfonal. Nuit bonne, sommeil de longue durée.
Le 30, même dose et mêmes résultats, mais l’agitation reste toujours dans le même état qu'auparavant.
Les 1” et D décembre, sulfonal 2 gr. Les nuits sont bonnes, l’insomnie se montre modifiée avantageusement, mais le sommeil obtenu est très irrégulier et interrompu de temps en temps par des moments d’agitation très grande.
Le 3, le médicament est suspendu et la malade n’en continue pas moins à bien dormir pendant plusieurs jours.
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OBsERvATION XI
Mademoiselle B..., 22 ans. Manie avec tendances à la lypémanie. Se trouve actuel. lement dans une période de stupeur et de dépression assez grandes. Peu ou pas de sommeil pendant la nuit.
Le 30 novembre on prescrit : sulfonal 2 gr. Nuit bonne et sommeil de longue durée. Aucune amélioration dans l’état mental de la malade.
Le 1* décembre, même dose. Nuit encore bonne, mais sommeil interrompu pendant quelques heures.
Le 2, sulfonal 2 gr.; la nuit a été calme, mais sommeil de courte durée. Le lendemain, le médicament est supprimé et la malade ne s’en trouve pas plus mal. Les nuits sont bonnes et l’insomnie ne revient pas.
Le’9 décembre, on prescrit de nouveau 2 gr. de sulfonal, parce que la nuit précédente a été très mauvaise, et la malade n’a cessé de pleurer. Insuccès complet. Le 10; même dose et même insuccès ; le 41,le médicament ayant occasionné des vomissements et par cela même une aggravation dans l’état de la malade, le sulfonal est définitivement supprimé.
OBsERvATION XII
Madame V..., 29 ans. Manie avec incohérence ; ordinairement agitée et dormant très peu.
Les 22 et 23 novembre, sulfonal 2 gr. La première nuit, action nulle du médicament ; la seconde, quelques heures de sommeil, pas plus. Aucun effet secondaire fâcheux.
Peas Le 24, 2 gr. de sulfonal. Nuit bonne, sommeil de 7 à 8 heures de durée ; même résultat avec la mêrne dose pour la nuit du lendemain. É
Le 26, suppression du médicament et l’insomnie réapparaît. » SUP
Le 29, on reprend le sulfonal à la dose de 2 gr. 50. Nuit bonne, sommeil de longue durée, pas de signes d’intolérance, mais la malade reste toujours très agitée pendant la nuit.
Le 30, nuit encore bonne. Le 1° et le 2 décembre, sulfonal 2 gr. 50. Résultat beaucoup moins satisfaisant, sommeil interrompu et très irrégulier.
Le 3 décembre, le médicament est suspendu, et la malade n’en Continue pas moins à passer des nuits excellentes comme sommeil et comme calme.
Le 8, on prescrit encore 2 grammes de sulfonal, parce que l’insomnie à reparu ; aucun résultat. Le 9 idem. Le 10 et le 11, le sulfonal procure à la malade un calme très sensible ; le 19, elle a dormi d’une façon satisfaisante, mais dans la nuit du 12 au 13, pas le moindre sommeil.
OBsERvATION XIII
Madame C..., 31 ans. Manie. Cette malade passe habituellement ses nuits dans ie calme, et ce n’est que de temps à autre qu’elle est sujette à l’insomnie, comme dans le moment actuel.
Le 22 et le 23 novembre, M. le professeur Mairet lui prescrit 2 grammes de sulfonal, chaque soir. Résultat excellent chaque fois ; le sommeil obtenu a été très profond et de 8 à 9 heures de durée. Mais comme cette malade dort ordinairement sans le secours d'aucun médicament, on ne peut évidemment en tirer aucune conclusion sérieuse.
Maladies aiguës
OBSERvVATION XIV
Empruntée à M. Kieffer (Thèse de Nancy)
S..., 38 ans: Pleurésie aiguë, point de côté très douleureux depuis deux jours, empêchant le malade de dormir.
Le 9 juillet, À gramme de sulfonal procure, une heure après l'ingestion, un sommeil de 6 à 7 heures. Au réveil, l'intelligence du malade est nette ; il n'a pas éprouvé de cauchemars, pas de céphalalgie.
Le 10 juillet, la même dose produit de nouveau un sommeil calme de huit heures.
Le 11, fuite du malade, par crainte d’une pleurotomie qu'il s'imagine devoir lui être faite, comme à un de ses voisins de salle.