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Chemin de fer souterrain.
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ETÜDt: SÜU LE SYSTEME WALSGHAERTS. 35
correspondantes du piston by c, et, par suite, comme il est lié avec le balancier CDE, les extrémités E seront sur les lignes Ô3, c4, H5.
Pour avoir le mouvement du point D, du même centre H et avec un rayon HT égal au rayon de l’excentrique correspondant à la plus grande course de la coulisse, décrivons un quart de cercle du côté HM, afin d’avoir les positions relatives de l’excentrique et de la manivelle. Divisons-le également en quatre angles égaux à a, et les positions i, 2, 3, 4, et 5 de l’excentrique correspondront aux positions de même numéro de la manivelle. Si maintenant nous menons par ces points des parallèles à CH, telles que c’est sur ces lignes que se trouveront [les diverses positions du point D commandé directement par la coulise.
Traçant alors sur une règle ou sur le bord d’une feuille de papier une longueur égale à EC, et marquant bien exactement la division intermédiaire D, on cherche à placer, par tâtonnements, cette ligne de telle sorte que l’extrémité C restant sur la ligne AB, le point E se trouve sur une des parallèles relative à la course du piston en même temps que le point D se trouvera sur la parallèle correspondante de la course de l’excentrique.
On détermine ainsi les positions successives de la course du tiroir, et on voit que la course maxirna se produit aux environs du point 4.
Nous traçons maintenant, fig. 5, une distribution à coulisse renversée ayant mêmes conditions que la précédente, c’est-à-dire que nous ferons le rayon de l’excentrique égal à la moitié de la course totale (dans le cas considéré, il est un peu plus grand que C B), et nous déterminons l’angle de calage w, en prenant NZ = AC, pour avoir même avance à l’échappement; dans la course maxirna, on peut considérer que le deuxième excentrique NE n’influe pas sur la distribution, et si Ton considère les positions successives (les angles étant tous égaux à «, comme précédemment) les projections 1, 2, 3, 4, 5 sur N Z donneront le mouvement du tiroir. — Or, dans le dessin comparatif, nous avons superposé la fig. 5 à la fig. 6, de manière à montrer que ces positions se correspondent.
Donc, ayant établi que le mouvement au point mort et le mouvement au point extrême sont les mêmes dans la coulisse renversée et la distribution Walschaerts, nous sommes fondés à conclure, comme nous Tavions avancé, que ces deux distributions sont les mêmes.
En somme, la distribution Walschaerts présente la même distribution (jue la coulisse double; comme elle, elle demande une grande distance entre la roue motrice et le tiroir. — Elle a sur Tautre l’avantage de n’avoir qu’une bielle d’excentrique, et l’excentrique lui-même se réduit à un bouton de manivelle. — Le point fixe de la coulisse s’installe en général facilement. — Jusqu’à ce jour, elle n’a été appliquée que sur des machines où Taxe du tiroir était plus élevé que Taxe du cylindre.
Elle a aussi cet avantage qu’il n’y a plus qu’un seul point (Texcentrique) soumis aux perturbations du jeu des ressorts, et encore celui-ci n’a-t-il d’etfet que sur Tobliquité généralement faible de la bielle de commande à la coulisse.
3(i ANNALES DU GÉNIE CIVIL.
Détails divers sur la distribution Walscha,erts. — Les lig. 7 et 8 sont relatives à quelques applications faites en Belgique, et dont la construction paraît plus simple que la disposition adoptée en France pour ce même système.
On a fixé à la tête de piston une pièce K, fig. 7, qui a permis de descendre le point d’articulation N. Par suite, on a pu allonger le balancier AM suffisamment pour obtenir à la tête une distance BC permettant de superposer convenablement les deux articulations. ^ Le plan montre comment est disposée la pièce A à laquelle la tige du tiroir est attachée au moyen d’écrous pour faciliter le réglage. — Une autre disposition est indiquée par la fig. 8. — La tête du balancier est articulée à une pièce L formant guide. Cet arrangement, exécuté pour des machines tenders à 8 roues couplées du Grand-Central belge, est très-robuste, et il permet, entre autres avantages, de rapprocher le plan de l’axe du tiroir du plan de l’axe du piston, au lieu de le laisser dans l’axe du plan de la coulisse, comme cela a lieu dans la disposition de la fig. 7.
Nous espérons pouvoir publier dans le prochain numéro le dessin d’application de cette distribution à une machine locomotive belge.
Jules Morandière.