RÉFUTATION D’UNE OBJECTION
Des-chimistes ont reproché au tannate de n'être pas un composé défini, constamment identique à lui-même, de
Contenir tantôt plus, tantôt moins de mercure, et des cliniciens sont partis de là pour le rejeter avant toute expéri=
mentation.
Nous répondrons chimiquement et chiuiquement. 1° Chimiquement. — Nous savons que la quantité de
‘mercure contenue dans le tannate peut varier de 25 à -70 0/0. Mais ces proportions extrêmes n'ont pas été obte-
nues dans les dosages faits dans le laboratoire de Ludwig
- par Lustgarten, ni dans les dosages pratiqués dans le = laboratoire de l'hôpital du Midi. Dans le premier cas,
Lustgarten a trouvé le: rapport de 50 à 100, dans le second eas, M. Paillard a obtenu les proportions de 40 et de 50
0/0, et jamais moins. 7
Dans ces conditions, le jour où notre tannate sera à
“40 p. 0/0 nous donnerons 1/5 en moins de mercure, Soit,
pour 15 centigrammes de tannate, 6 centigrammes de mer- -cure aulieu de 7,5. La quantité de mercure absorbée sera
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égale toutefois à la quantité contenue dans 10 centigrammes de protoiodure et nousn’aurons pas d'accidents comme avec cette dernière préparation. Mais les dosages ont le plus souvent fourni 50 de mercure pour 100 de tannate. Enfin les composés mercureux et mercuriques employés “habituellement abandonnent-ils à l'organisme une proportion de mercure toujours identique?
© Dans son service, M. le D' Balzer fait observer ceci : 1° Quand on donne une préparation insoluble, la première condition est qu’elle soit bien tolérée par le tube digestif. SRE:
2° Si cette condition est remplie, il importe peu que le sel soit plus ou moins bien défini chimiquement, car, avec toutes les préparations insolubles, on agit un peu à l’aveugle, comme avec les frictions ; il est impossible de savoir ce quel’intestin retiendra de mercure.L'absorption dépend beaucoup du mode d'administration. Un malade qui prend 0,10 ou 0,15 centigrammes de calomel à doses fractionnées absorbera plus de mercure que celui auquel on donne 0,50 ou même un gramme de calomel d'un seul coup.
Il nous suffit donc de savoir que la dose de tannate de mercure est suffisante pour agir. a . ® Cliniquement. — Les résultats thérapeutiques obtenus sont un argument péremptoire. Tous ceux qui ont essayé le tannate, mème à des doses que nous jugeons excessives -(30, 40, 50 centigr.), ont été frappés de son innocuité et de
son efficacité. Pour notre part, nous avons suivi 200 malades traités avec des doses de 10 à 15 centigrammes par jour, sans accidents, et guéris ou améliorés aussi rapidement qu'avec le protoïodure. Voilà les faits. Que nos quan-
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SEE Re TS nn tités de mercure aient pu baisser d’un centigramme 1/2 PRET pendant quelques jours, cette variation à peu d'importance, étant donné que la durée du traitement se répartit sur des semaines et sur des mois. La saturation mercurielle obte- - nue était donc suffisante avec nos doses de tannate, puis- FRS ___ que nous avons atteint aussi rapidement et aussi sûreee mentet sans inconvénients le même but qu'avec le protoiodure. À ces doses nous sommes sûr de posséder un médice eament maniable et sans danger.
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