‹ Étude Sur Le Traitement De La Coqueluche Par L'AntipyrineChapitre 13 sur 22 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

Mme D..., 37 ans, 11, rue du Landy, à St-Ouen.

Antécédents héréditaires. — Nuls.

Antécédents personnels. — Au commencement de

février, Mme D... fut prise de quintes violentes qui survenaient surtout après le repas du soir et se continualent pendant la nuit. Chaque quinte était aecompagnée du reiel de mucosités glaireuses et de vomissements alimentaires. Leur nombre était dé r5 environ.

Le 2 février, Jour où nous voyons la malade, nous ordonnons üune potion avec 2 grarnmes d’antipyrine à prendre en deux fois: moitié après le repas du soir, moitié à 10 heures du soir.

février. — L'amélioration s'estfaitsentir dès lingestion de la potion. Les vomissements ont cessé; les quintés ont diminué (94 quintes la veille).

10 février. — Même état que précédemment.

12 février. — Les quintessont descendues la veille au nombre de six. :

15février. — Les quintes n’apparaissaient plus qu’à de rares intervalles.

18 février, — Les quintes n'existent plus.

La gu‘rison a élé obienue en 16 jours de traitement.

Le mg ein

OgservarTion VII.

Pierre T..., 5 ans, 2, rue du Landy, à St-Ouen.

A UMÈNE dre ne — Très tuberculeux. — Mère bien portante.

Antécédents personnels. — Enfant malingre. — A eu plusieurs bronchites. Il ÿ a un an, il a eu la rougeole suivie de complications broncho-pulmonaires.

Le 5 février. — L’enfant tousse depuis 15 jours. Ia contracté la coqueluche à l'asile maternel du vieux St- Ouen. Depuis trois jours, il a eu, au dire dela mère, trois quintes par nuit et 8 dans la ; Journée.

A l’auscultation, on trouve quelques râles En énines dans la poitrine.

Traitement. — 1 gr. d’antipyrine.

8 février. —Lesdeuxnuits précédentes l’ enfanta Croore eu trois fortes quintes accompagnées de vomissements glaireux et d’épistaxis, et cinq dans la journée.

En faisant l’examen de l’enfant,nous avons été témoin d’une quinte très violente avec reprise sifflante, rejet de mucosités, etc... Sibilances dansla poitrine.

La dose d’antipyrine est portée à 1 gr. 5o.

13 février, —- La veille l'enfant n’a pas eu une seule quinte dans la journée.

24 février.— L’enfantétant sorti etayant pris froid, les quintes ont reparu. La mère en évalue le nombre à 8

par jour.

DS EL 28 février. — L'état du malade est très amélioré : 2 quintes seulement.

Le 5 mars. — Les quintes n’ont plus reparu dans les premiers jours de mars.

L'enfant est très gai; il mange avec appétit. La guérison est survenue au bout de 28 jours.

OBsERvVATION VIII

Berthe L..., 8 ans 12, 10, rue Jean ; à St-Ouen.

Antécédents héréditaires. — Nuls.

Antécédents personnels. — L’enfant a toujours eu une bonne santé. Elle fut prise le 1° février de toux avec fièvre et inappétence. Quelques jours après les

quintes apparaissaient nombreuses et intenses, surtout

la nuit. \ 8 février. — L’enfant a eu 20 quintes la veille. Traitement. — 1 gr. 5o d'antipyrine.

13 février. — Le nombre des quintes a diminué. La

mère en a compté 16 les jours précédents.

21 février. — Du 14 au 20 février le nombre des quintes est revenu à ce qu'il était au début du traitement ; la durée de chaque quinte est néanmoins plus courte.

26 février. — Les quintes sont descendues à 10 par 24 heures.

4 mars. — Même état. Mais nous constatons la présence de l’albumine dans l’urine de la malade, et nous

interrompons la médication.

COS 9 mars. — Le régime lacté ordonné a triomphé rapidement, de l’albuminurie contractée quelques jours auparavant. Les quintes sont au nombre de six par jour.

13 mars. — L’enfani n’a plus de quintes.

Nous avons pensé que l’albumine constatée dans

’ - < , . . L l'urine le 4 mars est due à la médication employée.

/ OBsERVATION IX

Léontine L... 12 ans.

Antécédents personnels. — Cette enfant est la sœur de la précédente. Elle s’est toujours très bien portée jusqu’au 21 février, où elle est prisede fièvre, avec toux sèche, fréquente, opiniâtre. A l’auscultation nous trouvons des râles de bronchite dissiminés un peu partout dans les deux poumons. Nous songeons à la coqueluche en présence d’un tel état et surtout parce que l’enfant cohabiteavec des coquelucheux.

Les quintes n’ont pas encore fait leur apparition.

Traitement. — 1 gr. 5o d’antipyrine.

23 février. — L’enfant ne tousse pas en quintes ; mais la toux persiste et les râles sibilants et ronflants se font toujours entendre dans la poitrine.

28 février. — Les râles ont diminué et la toux est bien moins impérieuse. Nous continuons le traitement

malgré cette amélioration notable.

2 mars. — L’enfant tousse encore, mais excessive-

ment peu. La potion d’antipyrine est continuée.

LÉ AUEST

4 mars. — La toux a complètement disparue. Les râles n’existent plus. L’enfant est guérie.

Voilà donc une enfant qui avait les symptômes de la coqueluche à la première période, chez laquelle 1 antipyrine semble avoir amené la guérison avant lapparition de l’élément spasmodique.

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