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de la rotule gauche ; ponction et évacuation d’une grande quantité de sang liquide, lavage phéniqué ; pansement typique; pas de fièvre, pas de douleurs.
Renouvellement de l’appareil le 7 juillet, genou très gonflé, mais bonne situation des fragments : nouvel appareil le 135 juillet; comme il n’y a plus de gonflement, l’appareil demeure en place jusqu’au 11 août. ‘
Consolidation osseuse constatée par l’acupuncture.
OBSERVATION VI (Schede. — Centr. fur Chir. 1877. — Trad. Poinsot)
PONCTION SIMPLE
Homme, 41 ans. 10 février 1876, fracture de la rotule gauche par action musculaire ; écartement peu considérable; ponction sans lavage ; pansement typique ; pendant plusieurs jours, douleurs vives avec température allant à 390.
Renouvellement du pansement le 18 février; il reste en place jusqu’au 13 mars, époque à laquelle on constate encore une légère mobilité latérale.
Le 3° pansement est laissé en place jusqu’au 10 avril: pas de consolidation osseuse, cal fibreux d’une largeur à peine appréciable ; le malade sort le 21 avril avec un appareil à tuteurs. ;
Il est revu le 26 septembre 1877 ; il a jugé inutile de garder l’appareil ; le cal fibreux s’est allongé jusqu'à 4 centimètres ; cependant les fonctions sont conservées d’une facon merveilleuse et l’extension se fait presque aussi bien du côté malade que de l’autre.
j OBSERVATION VII (Schede. — Central. 1877. — Trad. Poinsot)
PONCTION SIMPLE
Homme, 23 ans. Chute le 19 mai 1876 : fracture de la cuisse gauche ; fracture transversale de la rotule du même côté avec plaie très étendue, mais ne communiquant pas avec la fracture ; cette plaie empêche d’ap-
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pliquer le pansement ordinaire ; ponction sans lavage ; griffes de Malgaigne : ouate salicylée ; traitement de la fracture de cuisse par l’extension ; douleurs vives dans le genou, mais pas de fièvre: ablation des griffes le 8 juin.
Les fragments ne possèdent l’un sur l’autre aucune mobilité latérale : c’est à peine si l’on sent la ligne de la fracture. « Malheureusement, dit Schede, je laisse le malade sans appareil contentif, si bien que les fragments s’écartent et ne sont plus réunis que par un cal fibreux de 3 millimètres ».
Le malade sort le 29 octobre, avec une articulation parfaitement mobile. ,
OBSERVATION VIII (Schede. — Centralblatt 1877. — Trad. Poinsot).
) PONCTION SIMPLE
Homme de 86 ans. Fracture transversale de la rotule gauche par action musculaire le 8 avril 1876 ; épanchement notable dans l'articulation ; fragments distants d'environ 2? centimètres.
Ponction et premier appareil le 9 avril: douleurs pendant plusieurs jours, mais sans fièvre. :
Ablation du bandage le 17 avril: gonflement très marqué, écartement des fragments de 1/2 centimètre. Renouvellement du bandage.
Le 26 avril, nouvelle visite de la fracture : plus de gonflement, les fragments sont en contact.
Le troisième pansement est laissé en place jusqu’au 20 mai. Ce jour-là, les fragments sont solidement réunis, sans pouvoir jouer l’un sur l’autre.
Traitement secondaire. Au bout de 4 mois, on enlève l’appareil à tuteurs métalliques : à ce moment, la fonction est normale.
Un an et demi après l'accident, le genou est aussi solide et aussi mobile qu'avant ; consolidation absolument osseuse de la rotule qui parait volumineuse ; le malade peut faire des excursions dans les montagnes sans fatigue spéciale ; il danse et monte à cheval.
OBSERVATION IX (Labbé. — Thèse de Fiot, 1878)
Femme anglaise de 51 ans, entre le 3 avril 1878 à Lariboisière, dans le service de Labbé. Elle est tombée sur le genou droit : fracture transversale de la rotule avec écartement de 3 centimètres ; épanchement abondant. Le membre est placé dans une gouttière.
13 avril. Une ponction avec l’appareil Potain ne donne rien.
16 avril. Labbé ponctionne avec la lancette ; la pression fait sortir
du sang liquide et des caillots en assez grande quantité; pansement de + Lister, pas de réaction, pas de fièvre ; fétat général excellent. 15 jours après, la plaie est fermée sans aucun symptôme d’arthrite et l’épanchement étant faible, on applique une gouttière plâtrée. 7 mai, la fluctuation est disparue ; on applique 2 bandes de caout- “houc entrecroisées.
Mort subite dans la nuit. A l’autopsie, on trouve les fragments réunis “par une substance fibreuse. .
OBSERVATION X (In thèse Jorowsky)
PONCTION SIMPLE
Baruch L..., de Bixheim, entre à l’hôpital le 21 novembre 1877.
La veille, à 5 heures, il à glissé en descendant de voiture et est tombé sur le pavé ; il porta fortement sur le genou gauche, ressentit une violente douleur, et ne put se relever ni remuer son membre.
Etat actuel. Malade vigoureux, quoiqu'usant d’un mauvais régime ; le genou gauche est douloureux, rouge, gonflé, fluctuant ; la rotule est brisée en ? fragments dont l’inférieur est le plus petit. On enveloppe le membre dans de la laine mouillée et on applique de la glace sur Partiæwlation. cÉ
22 novembre. Ponction sous le spray phéniqué : 30 grammes de sang liquide très rouge ; l'articulation est encore relativement remplie, æt rien ne sort plus par le trocart: l'appareil est le même que dans
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l'observation suivante, mais l'application de la bande élastique ne réussit que d’une facon incomplète à cause du liquide de l’articulation.
24 novembre. Légère élévation de température, probablement causée par la résorption de l’extravasat sanguin : la bande élastique est bien supportée ; les fragments, relativement rapprochés. sont encore distants d’un doigt.
27 novernbre. Coloration bleue intense du creux poplité; quelques points noirs à l'extrémité des premier et deuxième orteils: le bandage élastique, quoique peu serré, est mal supporté.
28 novembre. Le bardage est ouvert; léger œdème à la partie inférieure du membre ; coloration irisée du genou; on enveloppe le membre dans la flanelle et on place sur le genou un bandage de diachylon.
30 novernbre. Le membre, emballé dans la flanelle, est placé sur un plan incliné ; bandes élastiques : le malade se plaint ; la coaptation est difficile et incomplète.
20 décerñbre. Le malade se plaignant beaucoup, et la peau étant vivement colorée, on enlève le bandage plâtré, et on applique une carapace de diachylon : le membre est mis de nouveau dans une gouttière et enveloppé de flanelle : le genou est fortement irrité par le bandage compressif ; on le recouvre d’un emplâtre plombique.
11 janvier 1878. On enlève le bandage : il ne s’est pas même produit une réunion fibreuse: les fragments frottent l’un contre l’autre ; néanmoins le patient va assez bien.
Il s’en va le 1er février.
OBSERVATION XI (Recueillie dans la thèse de Jorowsky) PONCTION SIMPLE
Antoine B..., de la ville de Lemberg, entre, Le 16 juin 1877, à l’hôpital. Une heure avant, en portant un sac, il glissa et tomba de telle façon que. sa charge tomba sur le membre inférieur gauche; douleurs violentes dans le genou; le malade les compare à une déchirure; la marche est impossible, le genou est considérablement gonflé.
Etat actuel. Individu robuste, genou gauche douloureux, épanchement notable; rougeur de l'articulation; fracture transversale de la
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rotule avec écartement d'au moins un doigt: le membre est enveloppé dans de la laine mouillée, un sac de glace est mis sur l’articulation, la jambe est mise dans une gouttière métallique.
18 juin. La ponction de l’articulation donne issue à 100 grammes de sang liquide; on place le membre sur une attelle qui est fixée en haut et en bas par un bandage plâtré; le genou reste à découvert; on y applique une bande élastique en 8 de chiffre, laquelle est resserrée chaque jour.
20 juillet. Les fragments sont complètement rapprochés. |
12 août. La réunion semble complète; le membre tout entier est enveloppé dans un bandage solide et léger; le malade se lève.
21 août. Consolidation complète : on place un nouvel appareil articulé à la cheville; le malade sort.
OBSERVATION XII (Volkmann. — Centr. fur. Chirurgie, — Trad. Poinsot) PONCTION SIMPLE
Au 2 jour d’une fracture transversale de la rotule, la ponction est pratiquée et donne issue à 90 grammes de sang mêlé de sérosité; rapprochement des fragments par des bandelettes agglutinatives et application d’un appareil plâtré. « I se produisit en 3 semaines une réunion osseuse, ou tout au moins fibreuse si solide qu’on ne pouvait imprimer aux fragments de mouvements l’un sur l’autre. »
OBSERVATION XIII (Recueillie in thèse Huchard. — Paris, 1881) PONCTION SIMPLE
Le nommé T..., âgé de 47 ans, tombe, le 25 janvier 1881, à 9 heures du soir, sur une plaque d’égout ; craquement, vives douleurs, impossibilité de se relever.
Le 26 janvier, entre à l'hôpital Necker, service de Trélat.
Genou très gonflé, fracture transversale de la rotule avec écartement d'environ 2 centimètres; léger mouvement fébrile. On met le membre
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dans une gouttière et on fait de la compression. M. Trélat attend pour pratiquer la ponction que le mouvement fébrile soit dissipé.
Le 29 janvier, on pratique la ponction aspiratrice avec l’appareil Dieulafoy, et on retire 30 grammes de liquide séro-sanguinolent rutilant; le sang est en grande proportion. Après la ponction, l’écartement mesure à peine 1 centimètre.
Immobilité : compression ouatée. r
Le 31,le malade est très soulagé par la ponction; il n’y a pas de fièvre. L’épanchement en partie reproduit est bien moins abondant.
Les résultats ultérieurs ne sont pas indiqués.
OBSERVATION XIV (Mac-Namara. — Cité par Poinsot) PONCTION SIMPLE — TÉNOTOMIE SOUS-CUTANÉE
Fracture de la rotule gauche, chez un homme, avec écartement d’un pouce et demi. Aw 15e jour, l’épanchement étant considérable et ne permettant pas de mettre les fragments en contact, on pratique la ponction qui donne issue à de la sérosité sanglante, puis on fait la section souscutanée du tendon du droit antérieur, ce qui permet le rapprochement facile des deux moitiés de l’os. Attelle postérieure. Le malade est revu au bout d'un an; il porte facilement le pied en avant; la réunion jugée osseuse par ceux qui le voient est si exacte, qu’on ne peut trouver la ligne de fracture.
OBSERVATION XV (Mac-Namara. — Cité par Poinsot)