‹ Étude sur le triptyque d'Albert Durer dit le tableau d'autel de HellerChapitre 21 sur 21 · DURER AU BOURGMESTRE ET AU CONSEIL DE NUREMBERG · texte numérisé non relu

DURER AU BOURGMESTRE ET AU CONSEIL DE NUREMBERG

Quittance du 12 novembre 1527. — Moi, Albrecht Durer, citoyen de Nuremberg, reconnais par la présente, pour moi et mes héritiers, que les Seigneurs honorés et sages bourgmestres et conseillers de la ville de Nuremberg, nos gracieux maîtres, se sont de leur plein gré acquittés envers

1. Les Quatre Apôtres, aujourd’hui à la Pinacothèque de Munich. Le Conseil de Nuremberg ne voulut point accepter cette œuvre gratuitement, comme en témoigne le décret suivant : « Considérant qu’ Albrecht Durer a fait un tableau de quatre figures à titre de souvenir, qu’il a remis et offert à l’honorable Conseil; il a été décidé de faire savoir au nommé Durer que l’honorable Conseil n’a aucunement l’intention de garder le tableau à de telles conditions, mais que, tout en étant très-reconnaissant à Durer et disposé à garder son tableau comme souvenir, il n’en est pas moins résolu à lui en payer la valeur. Par conséquent, les Anciens, quoique Durer n’ait rien demandé, sont chargés d’arriver à un honorable accommodement.

Pour les Anciens : Messieurs Martin Fucher et Sigmund Führer.

Fait le samedi 6 octobre 1526.

Extrait décompté : 112 florins du Rhin à Albrecht Durer pour deux grands tableaux représentant : l’un, saint Pierre et saint Jean ; l’autre, saint Paul et saint Marc, peints avec beaucoup d’art, dont il a fait don au Conseil, et pour lesquels on lui adonné 100 florins, 12 florins à sa femme et 2 florins à son valet.

moi des ioo florins du Rhin que feu l’empereur Maximilien, d’illustre mémoire, m’a assignés sur les impôts ordinaires de la ville de Nuremberg, lesquels ioo florins sont échus cette année, le jour de la Saint-Martin. Je décharge donc lesdits bourgmestre et conseillers, eux et leurs descendants, de ces ioo florins, ainsi que de tous termes me concernant échus jusqu’à présent, et je déclare en bonne forme, en mon nom et au nom de mes héritiers, qu’ils en sont quittes, dégagés et affranchis. En foi de quoi j’ai apposé mon cachet au bas de cette lettre, écrite de ma propre main.

Fait le 12e jour du mois de novembre, l’an 1527.

De Leurs Sagesses l’humble serviteur, A. D.

Page 1