‹ Étude sur les carbures incomplets qui prennent naissance accessoirement dans le traitement industriel des pétroles d'AmériqueChapitre 2 sur 36 · L. PKUWIETl · texte numérisé non relu

L. PKUWIETl

santé publiée par M. le professeur A. Riche dans sa Revue des produits chimiques de l’Exposition universelle (‘). Aussi je demanderai au lecteur curieux de détails sur ce point la permission de le renvoyer à cette publication, dans laquelle la clarté et l’élégance de l’exposition se joignent à la précision et à l’exactitude des indications.

Il est donc facile de se mettre de la sorte au fait de la question considérée dans son ensemble.

Néanmoins, il reste encore un certain nombre de particularités sur lesquelles les Ouvrages publiés sur la matière ou bien sont entièrement muets, ou bien fournissent à peine quelques renseignements fort incomplets.

Jusqu’à présent, en effet, on s’est fort peu occupé de savoir ce que sont et deviennent les produits accessoires, tant ceux qui échappent à l’état gazeux que ceux qui constituent le résidu ou qui sont enlevés ou détruits par l’épuration ellemême, c’est-à-dire par l’action des réactifs. En lisant, en effet, la description du traitement industriel (que nous supposerons connu désormais), on remarque, en premier lieu, que les pétroles naturels sont redistillés, et souvent même à haute température, puis que le produit est soumis à l’action ultérieure de réactifs ( acide sulfurique et alcalis) qui s’emparent d’une certaine quantité de composés organiques, en laissant inatlaquée la substance commerciale.

Ces composés absorbés sont évidemment en faible proportion par rapport aux carbures saturés, essence, huile et paraffine. Mais, eu égard aux masses énormes de pétrole livrées à la consommation, leur quantité, considérée intrinsèquement, ne laisse pas d’être fort notable, et il ne m’a pas paru sans intérêt de rechercher la nature et, autant que possible, le mécanisme de la production de ces corps, à peu près négligés jusqu’à ce jour.

(*) Journal de Pharmacie, juin-juillet-août 1878.

Une circonstance qui m’a mis à même de voir directement effectuer, dans une usine, la redistillation des pétroles et d’assister aux diverses manipulations qu’on lui fait subir en France m’a déterminé à entreprendre celte étude.

C’est l’obligeance de M. R. David, ingénieur civil, qui m’a facilité les moyens d’examiner dans le détail les procédés industriels et de prélever au moment opportun les échantillons destinés à être étudiés d’une manière plus approfondie.

Dès les premiers moments de cet examen, nous avons pu constater que, parmi les gaz qui se dégagent à l’extrémité des appareils, il se rencontre presque toujours une portion que le brome peut absorber, et cette quantité de gaz absorbable augmente notablement lorsque le produit est soumis à une haute température, et surtout par l’action brusque de la chaleur.

En dehors de ces premiers indices et des considérations précédentes, quelques expériences antérieures sur la dissociation pyrogénée des pétroles légers m’avaient déjà conduit à des conclusions de nature à m’encourager à poursuivre ces recherches.

Tel a été le point de départ du présent travail.

Quant à la division, elle est nettement indiquée par la nature du sujet lui-même.

Une première Partie, consacrée aux produits tirés des pétroles légers, se compose de trois Chapitres, dont le dernier est consacré aux rapprochements théoriques qui découlent de la conformité des résultats fournis par le pétrole avec ceux que l’on trouve consignés, en particulier, dans les remarquables publications de M. Berthelot sur les huiles de houille et le gaz d’éclairage, Mémoires qui ontd’ailleurs l’avantage de représenter,pour ainsi dire, la partie moyenne de ce travail, pour laquelle, ainsi qu’on le verra, les expériences nous font défaut jusqu’à présent.

l. pruhier.

La seconde Partie complète les données fournies par la première et les confirme par l’étude des produits solides provenant de l’action de la chaleur sur les termes les plus élevés des carbures contenus dans les pétroles de Pensylvanie.

Elle établit que l’on rencontre dans ces produits les termes les plus élevés connus parmi les carbures tirés des huiles de houille, anthracène, chrysène, pyrène, etc., et aussi les corps récemment étudiés par MM. Fritzsche, Rasenack, Schultz et Fittig, sous les noms de chrysogène, parachiysène, benzérytlirène, fluoranthène.

On y trouve même un groupe de corps dont la teneur en carbone dépasse sensiblement celle des composés précédents et recule ainsi les bornes de la série actuellement connue, en fournissant de nouveaux termes de passage entre les carbures proprement dits et les charbons, tels que le charbon de cornue, le charbon de bois, etc.

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