CHAPITRE II
EXAMEN DU CARBOPÉTROCÈNE.
Le second produit examiné est la portion la moins fusible obtenue par cristallisation fractionnée du pétrocène; il est désigné sous le nom de carbopélrocène. En bloc, il contient 96 environ pour ioo de carbone.il commence à fondre à 200 degrés, et la fusion est complète à 238 degrés.
Son point d’ébullition est extrêmement élevé, et c’est à peine s’il se volatilise quelque chose à l’ébullition du mercure. Il ne contient pour ainsi dire pas de paraffines. Sa nuance est un vert sombre, tirant sur le brun.
La densité, à io°, est de 1,235 sensiblement.
L’alcool bouillant enlève à ce corps pulvérisé environ le dixième de son poids de carbures solubles, tant à chaud qu’à froid.
La solution chaude laisse déposer par refroidissement un corps d’un jaune verdâtre où le réactif de Fritzsche fait reconnaître la présence de l’anthracène.
Mais, sans insister sur les résultats de la solubilité dans l’alcool, qui n’enlève guère que des carbures tenant 94à g 5 pour 100 de carbone, arrivons de suite à l’examen du résidu insoluble qui contient les carbures élevés, susceptibles de donner des indications nouvelles, puisque le pyrène, benzérytlirène et le paracbrysène ne dépassent pas gS pour
Ce que nous allons dire maintenant se rattache donc au groupe nouveau des carbures titrant au delà de 95 et
répondan t à l’unedes formules théoriques (C 8 H* )", (C 10 H 8 )", (C 12 H ! )", et même (C ,4 H 2 )", ou à leurs combinaisons.
Leproduit, seusiblementinsoluble dansl’alcool bouillant employé à plusieurs reprises, est cristallin et d’un vert sombre; il reprsenle les de la masse totale du carbopétrocène.
On le traite d’abord à froid par le pétrole (bouillant audessous de ioodegrés) pour enlever les traces de paraffines qui peuvent se rencontrer.
Un lavage à l’alcool enlève ensuite le pétrole, et, après dessiccation à -f- ioo°, le composé est analysé pour connaître sa teneur en carbone.