L. PRUNIltn
trent dans la composition de cette masse complexe, on la traite d’abord à froid par i’étlier, jusqu’à ce que la solution élhérée, d’abord rouge foncé, devienne à peine teintée de jaune. Dans ces conditions, l’éther se charge d’un mélange de carbures dont le poids est sensiblement le tiers de la masse primitive.
On trouve, parmi les carbures qui se dissolvent dans l’éther, du pyrène, de l’antbracène, du benzérythrène et des traces de chrysène.
Après le traitement à l’éther froid, on épuise à nouveau par l’alcool à ç )5 degrés bouillant, et il semble que la solubilité dans ce dissolvant soit augmentée par suite de l’action précédente de l’éther.
Après l’éther et l’alcool bouillant, il reste un résidu brun foncé dont le poids est un peu plus de la moitié de celui delà masse insoluble dans l’alcool bouilIaut.Onledessèche,puis on le traiteàl’ébullilion par le chloroforme, qui se colore immédiatement en brun rougeâtre. La liqueur, en outre, est fortement fluorescente.
On filtre à l’ébullition et l’on distille aux trois quarts, puis on laisse refroidir. Il se précipite un corps brun orangé et il reste en solution un composé de nuance plus foncée, qu’on obtient par évaporation à part.
En réitérant ce traitement jusqu’à épuisement, on obtient un corps brun rougeâtre qui, après plusieurs traitements à l’éther froid, se présente sous la forme d’une poudre d’un brun mêlé de gris et de jaune rougeâtre. Sa quantité représente le tiers de la masse insoluble dans l’alcool bouillant.
Ce corps est fusible au delà de 3 o 5 degrés, et la masse fondue, d’un brun foncé par transparence, est verte par réflexion.
Lavée à l’éther froid, la partie soluble dans le chloroforme fournit une liqueur rougeâtre qui, par évaporation, abandonne une poudre rouge orangé qui m’a paru n’être autre chose que du benzérythrène.
Le pétrole bouillant vers 100 degrés enlève ensuite un corps d’un jaune vif, cristallin, fusible â z 5 o degrés, qui est le chrysène des auteurs allemands. Les dernières liqueurs du traitement par le pétrole contiennent surtout le carbure jaune lamelleux et nacré, fusible vers 270 degrés, colorant en jaune d’or les liqueurs alcooliques, élhérées, etc., joint au corps que M. Fritzsche désigne sous le nom de chrysogène.
Relativement au pétrole, nous ferons une remarque du même ordre que celle dont il a été question pour la benzine.Nous avons été conduits,dans la plupart des cas, à lui substituer l’acide acétique crislallisable comme moyen de séparation, attendu que le pétrole parait modifier également la nature des carbures élevés et notamment leur faire subir, au point de vue de la teneur en carbone, une rétrogradation manifeste.
Quand le produit a été épuisé par l’éther et le chloroforme à chaud, il peut encore fournir à l’alcool bouillant une nouvelle proportion d’un carbure jaune, cristallisé en aiguilles, qui se précipite par refroidissement, en offrant l’apparence nacrée et soyeuse que présente notamment le stéarate acide de soude. On peut également l’extraire du carbure brun ci-dessus, fusible vers 3 o 5 degrés.
Ce corps, purifié par plusieurs cristallisations, nous servira de type pour ces carbures élevés comme teneur en carbone. C’est un corps blanc ou à peine jaunâtre, d’un éclat nacré très-vif.
Il est cristallisé en lamelles ou en aiguilles excessivement fines. Obtenu comme on vient de le dire, il fond entre 270 et 275 degrés. Après régénération de son picrate, il fond vers 268 degrés.
Il est presque insoluble dans l’alcool et l’éther, soluble à chaud, surtout dans le pétrole et la benzine, assez soluble dans le sulfure de carbone, difficilement dans le chloro-