CCIII. Cupido Lorquinii , Felder (Myrina Lov
quinii, Felder, Novara, pi. XXX, ^, fig. 9; 9 10, 11).
Un çT (N. 531) de Soron; un autre </" différant du premier par la teinte moins foncée du bleu en dessus, et par la taille plus grande (N. 532) venant de la Nouvelle-Guinée méridionale, où M. L.-M. D'Albertis l'a pris en 1875, et une 9 (N. 533) aussi de la Nouvelle-Guinée méridionale. Je crois cette espèce sujette à quelques variations. Je possède dans ma collection quelques individus pris par feu Lorquin à Halmahera et en Papouasie , et qui diffèrent un peu entre eux pour la teinte du bleu en dessus et le développement en dessous de la tache marginale brun pâle.
Malheureusement ces Lycénides sont généralement assez rares, toujours fragiles et faciles à détériorer. On n'en reçoit jamais d'assez nombreuses séries d'exemplaires pour pouvoir convenablement apprécier les degrés de variation ou au contraire la fixité des espèces entre elles.
Par analogie avec un certain nombre de nos espèces européennes assez variables d'aspect suivant les localités, nous pouvons juger que les Lycénides en général sont sujets à des variations quelquefois importantes; mais ce n'est qu'avec des séries considérables d'exemplaires bien frais que la question de distinction d'espèces peut être nettement tranchée.