‹ Étude sur les cornes palpébralesChapitre 19 sur 32 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

Panas et A. Terson(Bulletin de la Sociélé de dermatologie ct de syphiligraphie. loc. cil). 1875.

Un cas de corne palpébrale.

L'observation et les pièces histologiques proviernent d’un homme de 56 ans, venu à la consultation de l'Hôtel- Dieu, pour une néoplasie cutanée du bord libre de la paupière supérieure droite : le début avait eu lieu 4 ans auparavant par une petite croûte au milieu des cils et qui fut plusieurs fois enlevée avec l’ongle, à la suite des démangeaisons qu’elle provoquait.

L'évolution ne fut en rien entravée, ni par des pommades, ni par des cautérisations pratiquées par divers médecins.

M. Panas fit au bistouri l’ablation assez large de cette corne palpébrale qui, née au niveau du bord ciliaire, avait empiélé sur la peau de là paupière. Il n’y eut ni cautérisation, ni suture consécutive, et l'opération faite il y a plus d’un an, semble avoir prévenu toute récidive,

Dans les antécédents du malade, aucune affection oculaire antérieure, aucune blépharite, mais antécédents

arthritiques (rhumatismes fréquents, calvitie, déformation

nié =

des orteils). Il était cultivateur ; ni son visage, ni ses doigts ne présentaient de verrues.

L'examen histologique que j'ai pratiqué démontre qu’on se trouve en présence d’une corne cutanée typique, composée de larges bourgeons épidermiques, dont les couches superficielles se transforment en épaises couches de cellules très allongées, en écheveaux constitués par une substance cornée. Vers la base de cette corne constituée surtout par les papilles hypertrophiées se trouvent un certain nombre de globes épidermiques cornés. La hauteur

de la corne est de 1 centimètre 1/2.

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