‹ Étude sur les cornes palpébralesChapitre 27 sur 32 · OBSERVATION XVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVI

Mitvalsky. Etude des cornes palpébrales (Loc. cit.). Corne de la paupière inférieure droite, Ablation. Pas de récidive. Examen histologique décrit dans le texte. (Chapitre de l'anatomie patho-

logique).

Chez une femmme de 40 ans s'était formé, il y a un an, du côté droit de la paupière inférieure « un petit fil», qu’elle arracha tout simplement. Dans la suite, une verrue parut à ce même endroit. La personne en fitla ligature à différentes reprises : la verrue tombe, mais repousse ensuite ; nouvelle ligature ; la verrue tombe encore, maïs toujours aussi elle reparaît. Lorsque la verrue eut atteint la grosseur d’une noisette, la personne essaya une fois encore de la lier avec un cordonnet decheveux : la verrue

ne disparut plus, le cordonnet s’incarna, et, sous le

Eoor— fil, l’excroissance ne continua pas moins d'augmenter, poussant en avant la partie antérieure, maintenant desséchée ; de telle sorte qu’au commencement de novembre 1892, un an par conséquent après le dernier essai de ligature on put faire cette constatation. Chez cette personne, bien nourrie, et très bien porlante par ailleurs, la paupière inférieure droite éiait légèrement enflée, l’enflure cependant disparaît quand elle ferme les paupières. Juste au

milieu de la paupière se trouve une corne typique de 4,2

centim. de longueur dont la base, ovale et horizontalement.

placée, mesure à son diamètre longitudinal 1 centim. 5 et

1 centim. 2. La corne est arquée, inclinée vers le nez et

quelque peu poussée vers le dehors, de manière que sa

pointeatteigne l’os zygomatique. La partie supérieure de

la base est éloignée du bord dela paupière de 2 millimètres On distingue clairement 3 parties dans cette corne.

La partie inférieure, ayant à peu près un centim. de lon-

gueur, s'élève progressivement de la surface de la peau et.

est recouverte d’une fine membrane qui forme suite avec la première ; sa couleur est d’un Jaune sale, sa consistance élastique, de sorte que le D° Smidrkal crut même à la présence d’un athérome ou d’un lipome.

La partie centrale, ayant à peu près 2 centim, de lon gueür, a la transparence de la corne et le verdâtre de l’olive. Elle estisillonnée dans sa longueur et semble se composer de colonnes rangées parallèlement. Elle est dure de consistance, et sa solidité augmente visiblement vers l’extrémité de la corne.

Là-dessus estmaintenant posée la troisième partie, dure

comme la corne et de couleur noire. Elle est séparée de la

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D Ve partie centrale, par deux sillons, Entre ces deux sillons est enfermé un nœud. Il »’ÿ a pas de doute que cette partie supérieure ne corresponde à cette première excroissance que la personne avait strangulée d’un fil, mais qui loin de tomber fut au contraire, par suite du continuel accroissement de la corne, soulevée et poussée en avant.

L’extirpation fut faite le 4 novembre 1892 par le D'Smidrkal. Il retira à la fois et la corne avec sa base,et letissu conjonctif sous-cutané. La guérison complète suivit et jusqu'ici point de rechute.

Voulant conserver cette excroissance, on la mit dans un liquide Muller, le résultat fut que la partie centrale gone fla visiblement et que‘le nœud du cordonnet de cheveux se dénoua de lui-même de sorte que le lien, invisible jusqu'ici

par suite de son incarnalion, reparut de nouveau,

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