CONCLUSIONS
4 Les cornes palpébrales sont des tumeurs formées principalement de tissus dermo-épidermiques, très saillantes et formant des proéminences.
2 Leur pathogénie a été très discutée. Certains auteurs, Hebra, Kaposi, leur donnent comme origine le réseau muqueux ; d’autres en font un épithélioma bénin à forme kératosique ou une hyperkératose précancéreuse, où la couche épidermique seule entrerait en jeu ; certains, sans l'appeler épithélioma en font une tumeur qui a une tendance naturelle à y aboutir. D’autres enfin voient dans un groupe de papilles leur origine première.
3° Les cornes sont des papillomes, c’est-à-dire des néo-formations à la fois conjonctives, épithéliales et vasculaires. Elles ne sont donc pas seulement constituées par une double « hyperplasie épidermique et fibreuse ». Les papilles jouent un rôle essentiel et forment, avec les deux autres éléments, conjonctif et épithélial, une proportion sensiblement égale.
4° Elles s’observent dans les deux sexes, chez les
individus d'âge avancé, rarement au-dessous de 40 ans,
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5 Elles forment des proéminences coniques, dures sèches, cornées, à surface rugueuse et inégale, d’une coloration variant entre le jaune grisâtre et le brun.
Quoique leur diagnostic clinique soit difficile à établir avec certains épithéliomas végétants, l’histologie nous renseigne avec exactitude. Quant aux verrues, au molluscum contagiosum, au nœvus kératosique, au kératome sénile, quant à l’icthyose enfin, leur aspect clinique varie, soit par leur surface lisse, soit par lirrégularité de leur forme, soit par leur extenion plutôt en épaisseur et en largeur qu’en longueur, etc.
6° Le pronostic est bénin, mais comme pour toutes les tumeurs, la corne est susceptible de transformation épithéliale.
7° Le traitement consiste ou en des applications de collodion salicylé ou mieux et plus sûrement dans
Pextirpation de la base d’implantation.
Vu par le président de thèse CORNIL Vu par le Doyen: