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mal supportée ; dans certains cas, elle paraît même augmenter les douleurs. On peut alors recourir à l’argyrol à 5 %, moins efficace que le nitrate d'ar-
gent, mais moins douloureux.
La phase subaiguë se prolongeant, les lésions tendent à la chronicité : il est nécessaire alors d’instituer sans retard une thérapeutique active générale et locale.
Pour arriver à un prompt et bon résultat, il faut tout en s’occupant du traitement de la lésion causale utérine, continuer la désinfection urinaire.
Au traitement médical déja conseillé pendant la période aiguë, il faut adjoindre — comme l'infection persiste — un traitement antiseptique local au moyen de lavages ou d’instillations, suivant le degré de sensibilité de la vessie à la tension.
Les instillalions seront indiquées si la vessie est de capacité réduite, au-dessous de r00 grammes, s’il y a contracture, ténesme. Elles suppléent de la façon la plus heureuse aux lavages, les remplacent souvent définitivement en procurant la guérison ; dans d’autres circonstances, elles permettent de les employer dans de bonnes conditions.
On préférera les lavages si la vessie est de capacité suffisante, au-dessus de 100 grammes ; c’est dire que dans la vessie les lavages ne seront indiqués que si les phénomènes de cystite sont absents ou peu accentués. D'une façon générale, c'est l’état douloureux de la vessie qui servira de critérium et règlera la conduite à tenir.
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On emploiera surtout le nitrate d'argent en solution à 1 p. 300 ou £ p. 100 en instillations ; les lavages vésicaux seront faits à o, 5 où 1 p. 1000.
Avant de pratiquer un lavage de la vessie avec une substance modificatrice, il sera utile de pratiquer préalablement un lavage de la vessie avec de l’eau tiède ou de l’acide borique. Ce lavage aura pour but de déterger les parois vésicales et d’assurer un contact plus intime du médicament avec les points à modifier.
Ces lavages, pratiqués tous Les deux jours à la seringue et au moyen d’une sonde, seront faits — comme l’a indiqué M. le Professeur Marion dans son Traité d’Urologie — de telle façon que :
a) la quantité de liquide injecté ne mette pas la vessie en tension ;
b) la quantité injectée ne revienne pas complètement avant que l’on recommence l'injection ;
c) jusqu’à ce que le liquide ressorte absolument clair.
Si on le juge convenable, si l’impression a été trop prononcée, on peut terminer en lavant la vessie à l’eau tiède.
Dans certains cas de cystite chronique, qui cèdent mal au traitement habituel par les caustiques chimiques, il peut être utile de pratiquer des cautérisations directes à l’aide de la diathermie, sous le contrôle du cystoscope. Voici le procédé, comme il a été indiqué par Papin : Après lavage de la vessie et réplé-
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tion de la cavité, en restant au-dessous de la capacité, toujours diminuée, on recherche les points les plus malades : ulcérations, inflammation, œdème, ecchymoses; avec la sonde à diathermie et un courant ne dépassant pas 100-150 milliampères, on fait une série de touches rapides (trois à quatre secondes) et posées à faible distance l’une de l’autre, de façon à placer comme des pointes de feu sur toute la partie ma-— lade.
En ayant soin de procéder méthodiquement, on pourra ainsi faire des applications successives sur diverses parties de la vessie, à des intervalles assez rapprochés, parce qu'’ainsi à chaque séance on ne travaillera pas sur le même point.
On a pu obtenir par ce procédé la guérison de cystites rebelles au nitrate d’argent et aux autres caus-
tiques.
L'amélioration se fait par étapes faciles à suivre par le simple examen macroscopique des urines. Le dépôt purulent, glaireux, qui se forme au fond du récipient, devient de plus en plus léger, de moins en moins abondant ; l’odeur se modifie également pour se rapprocher de la normale, Les phénomènes subjectifs, la douleur en particulier, sont parfois les derniers à disparaître ; mais leur valeur est moindre, car ils sont variables d’un sujet à l’autre et d’une appréciation réelle plus délicate.
Dans beaucoup de cas, l’examen microscopique, et surtout la culture montrent la persistance des microbes