‹ Étude sur les droits de navigation de la Seine de Paris à la Roche-Guyon duChapitre 15 sur 104 · Doublet, nist. de r abbaye de Saint-DetiiSy p · texte numérisé non relu

Doublet, nist. de r abbaye de Saint-DetiiSy p

par Charles le Chauve en 870 du domaine de Rueil * : cum

omnisuariim integritate rerum el mancipiorum , aqins,

aquarumve deciirsibiis, piscatoriis^ molendinis^ exitibus et regressibuSy nec^non forestam aquaikam a fliwio Satire usque CambreiaSy ciim ripaticis {quant nunc iisque iwstra visa est dominari potestas) atque indulgemus omnes exac-

tiones regias in aqua Ce don soumettait à l'abbaye

le cours de la Seine, depuis Saint-Cloud jusqu'au Pecq. Le monastère ne put pas, paraît-il, défendre l'intégrité de ses droits, car les seigneurs de Montmorency eurent des péages à l'île Saint-Denis (île Châtelier) et à Epinay. Il se peut que les Montmorency aient acquis ces droits par suite d'une inféodation.

En 1216, nous voyons les religieux acquérir, de deux personnes, la coutume que les bateaux payaient en abordant a fine Crotaldi, vsque ad metam de Baiart^.

Office des Charités. — Dans le courant de ce même siècle Saint- Denis reçut en outre pour son « office des Charités » de plusieurs personnes, et en particulier d'une famille Boncel, un droit à'avalage qui avait d'abord appartenu à l'abbaye et que celle-ci avait donné en fief \ Ce droit d'avalage est défini dans un acte de vente. Antoine Boncel et Pétronille sa sœur y cèdent, moyennant 450 livres,

une poitevine, in avalagio Secane de quolibet dolio vini

descendente ante portum Beati Dyonisii, Ducange sous

le mot avalagium n'indique qu'un droit sur le poisson. En 1224 Thomas Boncel avait déjà légué un cinquième de trois pietés ou poitevines qu'il avait sur l'avalage.

Ce droit d'avalage, nous le suivons sans interruption jusqu'à la Révolution; nous en avons des tarifs de 1432,

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