PÉAGES DIVERS. — MAISONS- SUR-SEINE, SARTROUVILLE
usurpation; de rentiers les chanoines se sont érigés en propriétaires. Ce qu'il y a de certain, c'est que je n'ai trouvé nulle part un arrangement qui aurait changé la rente en un droit de propriété ; et il ne faut pas oublier la nonrésistance des chanoines en 1702.
Je n'ai pas de tarif antérieur au xvi* siècle, mais il y a un accord fait entre les marchands de l'eau de Paris et Gasc de Poissy, et confirmé par un diplôme de Philippe- Auguste en 1187*. D'après cette convention, si un navire portait du vin, le préposé au péage ne devait percer que 3 tonneaux, et de l'un des trois à son choix il prenait 2 setiers. En outre, tous les tonneaux, sauf celui dont on avait tiré les 2 setiers, devaient 12 deniers. La navée de harengs payait 4 deniers plus 1 obole par millier. Enfin de chaque tronc de sel il se prenait un setier mesure de Paris, avec 4 deniers pour le corps du bâtiment. Voici comment se mesurait ce setier : primam vero minam sesiarii cum manibus custos mensurabity et aliam cum palma, prout melins poterity ad profechim domini sui. C'est-à-dire qu'une mine sera enfaîtée avec les mains et que l'autre sera à ras ; on y passera la paume de la main.
Auxxv*"', xvi'* et xvii'* siècles on prenait également un setier de sel. Le péage de Maisons fut confirmé par un arrêt du Conseil du 10 août 1774.