Arch. Nat. H 3064, dossier
de 997 à 1015*. Galeran, un de ses successeurs, restitua et prit sous sa sauvegarde, vers 1037, les biens du prieuré de Saint-Martin de Bonafle, situé près de Meulan ; mais il se réserva un droit de 12 deniers par tonne de vin que faisait venir le prieuré*. Un autre comte Galeran, en 1141, confirma les droits de Saint-Nicaise de Meulan, droits qui comprenaient la dîme de ce que devaient les bateaux chargés de sel*. Cette dîme n'était pas le seul profit que Saint- Nicaise retirât de la navigation de la Seine, puisque dans une bulle pancarte, donnée à cette maison en 1163*, Alexandre ifl mentionne en outre 3 deniers perçus par bateau chargé de vin passant sous le pont, avec 1 denier pro rémige, ce qui doit s'entendre d'un pilote que fournissait le prieuré. Ces deux droits de 3 deniers sur les bateaux chargés de vin, et de 1 denier sur ceux qui passaient en descendant le pont de Meulan, nous les retrouvons dans une déclaration de temporel faite par l'abbé du Bec pour le prieuré de Saint-Nicaise, en 1522 n. s. Une amende de 60 sous était infligée aux mariniers qui ne les acceptaient pa8^
De l'extrait d'un compte du bailli de Meulan pour Tannée 1261, il résulterait que les moines de Notre-Dame de Gournay-sur-Marne auraient eu également la dîme des produits du sel*. Malheureusement ce compte, pas plus qu'un autre de 1403, que Lévrier ne fait qu'indiquer, n'est au nombre de ceux que possèdent encore aujourd'hui les Archives Nationales. 11 est d'autant plus regrettable de ne pas les retrouver, que dans les deux cartulaires de Gournay il n'est fait aucune mention de cette dîme. Dans le premier rédigé au xiii* siècle, on voit seulement que le comte Gale-