‹ Étude sur les droits de navigation de la Seine de Paris à la Roche-Guyon duChapitre 48 sur 104 · De Fréville. Hist. du commerce de Rouen, t. II · texte numérisé non relu

De Fréville. Hist. du commerce de Rouen, t. II

2. Guérard. Cartulaire de Saini-Père de Chartres, p. 170-171.

Guërard rapporte ce fait à Tannée 1006, en se basant sur la remise faite à Saint- Wandrille.

En 1 1 1 9, dans une bulle pancarte de Calixte II, nous apprenons que Saint-Martin des Champs de Paris recevait 3 oboles par bateau passant à Mantes, et que l'abbaye tenait ces 3 oboles de Gervais, sénéchal de Philippe l*"*. Ce Gervais fut sénéchal de 1059 à 1061 ; le don fait à Saint-Martin remonte donc à cette époque.

A la fin du xii* siècle, en 1196, Philippe-Auguste confirma un échange qui avait eu lieu entre l'abbaye de Saint- Denis et Guillaume de Garlande. Par cet échange, ce dernier reçut Châteauneuf-Saint-Denis et abandonna divers droits qu'il avait à Mantes, notamment un droit de travers sur la Seine*. Le diplôme ne nous apprend pas en quoi consistait ce travers, mais des documents postérieurs permettent de le déterminer. Louis VII, en 1168, Philippe-Auguste, en 1185, ayant donné aux abbayes de Saint-Sulpice de Gassicourt' et de Villarceaux* une certaine quantité de sel à prendre sur les bateaux, nous pouvons en conclure que les rois avaient dès cette époque un droit de péage à Mantes ; on se l'explique facilement lorsqu'on sait qu'ils y avaient un château où ils résidaient assez souvent.

Une exemption accordée par Guy de Mauvoisin, seigneur de Rosny, à l'abbaye du Bec, à Mantes et à Rosny% nous apprend qu'il y avait un péage dans cette dernière localité. Mais bientôt il y eut confusion entre Mantes et Rosny. En 1207 la coutume de Rosny est quahfiée d'acquit de Mantes*, et il résulte de plusieurs documents que le péage de Mantes

1. liibl. Nat. Cartulaire de Saini Marlin-des-Champs, ms. lat. 10 977, fol. 73 v®, et encore fol. 45.

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