CONCLUSION
La ville de Bourges possède donc un ruisseau souterrain doué de propriétés ferrugineuses. Deux sources seulement ont été étudiées.
La première, la Fontaine Saint-Firmin a été fort en vogue au xvir et xvrrie siècles et de nombreux auteurs nous en rapportent les cures merveilleuses et la composition qu'on lui a successivement attribués.
La seconde, que nous pouvons appeler des « Hauts Ribauts » quoique n’ayant jamais attiré l’attention sur elle, possède des propriétés ferrugineuses très nettes. Notre dernière analyse faite au Collège de France lui trouve en Fer total 0 gr. 0042 par litre soit sensiblement . plus qu'aux sources Salinade, Demoiselle et Marie à Bussang.
Nous voudrions que les services compétents s’intéressent un peu plus à ces sources et qu’une demande d'autorisation d’exploitation soit faite. Cette demande permettrait au service des Mines de faire les vérifications nécessaires.
Il faut mesurer le débit des sources en eau et en gaz, leurs températures exactes au point d’émergence, leur résistances électrique par mèêtre courant.
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De nouvelles analyses de l’eau et s’il y a lieu des gazs, doivent être faites pour connaître la quantité et la composition des substances minérales ou organiques contenues dans l’eau et la composition des gazs dissous ou dégagés. Il faudrait aussi déterminer leur radio activité et effectuer plusieurs analyses bactériologiques à des époques différentes.
Ces sources n’ayant jamais été captées il faudrait que le Service des Mines étudie la possibilité de leur captage.
Puis si tous ces travaux ont prouvé que l’eau peut être exploitée sous la surveillance médicale, la ville pourrait demander au Conseil d'Etat que l’eau minérale de Bourges soit déclarée d'intérêt public.
Le produit d’une taxe de séjour couvrirait aisément les frais d'installation et aiderait aux travaux d’assainissement et d’embellissement de la Ville.
Nous espérons que le Conseil Municipal étudiera cette question qui pourrait peut-être transformer notre ville en station hydrominérale et attirer à elle un nombre encore plus grand de visiteurs.
Vu, le Doyen, Vu, le Président de la Thèse, ROUSSY. L. TANON.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris, S. CHARLÉTY.