‹ Etude sur les Eaux Minérales de CapverneChapitre 13 sur 18 · D RES · texte numérisé non relu

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par atonie de la circulation et de l’hématose. C'est aussi cette même. cause qui produit la fétidité de l’haleine, l’anthrax, et enfin la gangrène des orteils qui, d’après M. le professeur Peter, serait due à ce que les fibres musculaires des artères sont paralysées chez les diabétiques par l'excès d'acide carbonique qui se trouve dans le sang ; que ces malades sont à moitié asphyxiés et qu’alors les artères, laissant passer le sang de leurs cavités dans celles des capillaires, causent des hémorrhagries interstitielles. |

Je me suis appesanti peut-être plus que je n’aurais dû le faire sur ces données, mais je l’ai cru utile afin de mieux faire comprendre l'influence du traitement par les eaux de Capvern, et à Capvern : même. .

Les très nombreux diabétiques qui fréquentent cette station thermale se trouvent là dans des conditions physiques et physiologiques excellentes pour remonter leur organisme; ils voient très rapidement leur état s'améliorer. Arrivés pâles, sans forces, sans énergie, les urines surchargées de sucre, ils partent, au bout d’un mois de séjour, revivifiés, plus vigoureux, en même temps que l’analyse de leurs urines révèle une diminution, parfois la disparition complète du sucre.

. Et cela après un traitement qui consiste à boire 5 à 6 verrées par jour d’eau de la Hount-Caoute dont 4 à 5 le matin et une le soir. Bains stimulants de la Hount-Caoute alternant avec des douches

tempérées dans les premiers jours, froides et à jets brisé plus tard, suivant l’état du malade.

Promenades fréquentes avant et après les douches en marchant lentement; nourriture variée, à base de viande grillée ; peu de farineux et de légumes ou fruits sucrés ; café, naturellement sans sucre, pas de liqueurs, seulement du rhum ou du cognac, mais en petite quantité. |

L'effet ordinaire de ce traitement est de produire après peu de temps une excitalion du système ner-

veux,de la peau et des muqueuses, une sorte d’élec-

trisation qui stimule les fonctions languissantes de tous les organes et notamment celui de l’enveloppe cutanée, dont le rôle physiologique, presque toujours incomplet chez le diabétique, redevient normal. |

Il est à peu près de règle qu’au bout de quinze jours une amélioration se déclare.

L’appétit se réveille et devient régulier, la transpiration plus active et plus abondante; le pouls devient plus ample et moins fréquent ; le sommeil plus réparateur et plus profond; l’assimilation meilleure ; la sécrétion urinaire, malgré l’action diurétique de l’eau ingérée n’augmente pas.

Dans son ouvrage, M. le Dr Ticier cite 9 cas de diabète parmi les plus importants de ceux qu'il a observés en 1875. Dans 2 cas, après vingt jours de traitement, le sucre avait disparu complètement ; sur les 7 autres, il y avait eu une diminution de la

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moitié sur la quantité de sucre que ces malades présentaient lors de leur arrivée.

Les observations des médecins consultants actuels indiquent des résultats à peu de choses près semblables à ceux consignés par le D' Ticier. Il est regrettable que ces observations n'aient point encore été publiées.

L'on sait aujourd’hui que c’est surtout dans le diabète que l’on doit placer son malade dans des conditions meilleures pour tout son organisme affecté, que celles dans lesquelles il vit habituellement. L'on doit refaire sa constitution, et pour cela faire disparaître l’anémie, relever l’innervation générale, modifier les conditions de milieu.

Les eaux sulfatées calciques de la Hount-Caoute sont éminemment susceptibles d'imprimer cette modification à l’organisme; leur effet stimulant sur les muqueuses et sur la peau est puissamment aidé par le milieu aérien où se. trouve plongé le diabétique pendant son séjour près de la source thermale; ce dernier voit ses poumons se dilater et s'imprégner d’un air fortement oxygéné qu’on ne trouve pas habituellement dans le milieu confiné des villes, tels que cafés, cercles, théâtres, bureaux, etc., etc., où l’on est obligé de séjourner.

À Capvern, le malade quitte au moins pour quelque temps toutes ces conditions mauvaises de son milieu habituel, et il abandonne momentanément tous ces foyers d’asphyxie lente où se dégagent en trop grande quantté l'acide carbonique,

l'oxyde de carbone, au milieu de l'air respirable trop parcimonieusement ménagé.

Quelle différence immense pour le malade quand il se trouve tout à coup transporté à 500 mètres au dessus du niveau de la mer, dans les montagnes, sur les coteaux imprégnés d’émanations balsamiques et aromatiques de bois, de fougères, de plantes jyyrénéennes. |

L'alimentation si sévère pour le diabétique n’est plus alors qu’un fait secondaire, car alors il peut se permettre quelques féculents, abandonner le pain de gluten qu'il peut remplacer par de la croûte de pain bien cuit. Grâce à l’air qu’il respire amplement et à l’eau tonique qu’il boit, il vit là comme les autres.

Le diabétique tirerait encore grand profit d’un séjour de vingt à vingt-cinq jours sur les hauteurs qui dominent Capvern. Il serait ainsi forcé et malgré lui de faire des promenades pour se rendre à l'établissement, car l'exercice est en effet un complément indispensable du traitement du diabétique, qui peut ne rien changer à son régime et retrouver momentanément la santé. Trousseau parle dans ses cliniques « de glycosuriques qu’il avait connus qui, au moment des chasses, cessaient de boire et d’uriner avec autant d’abondance, retrouvaient leurs forces, leur appétit, récupéraient malgré les fatigues leurs facultés viriles perdues dès le début de la maladie. »

Malgré ses propriétés curatives, Capvern ne peut

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