INTRODUCTION
Le voyageur qui suit la voie ferrée allant de Toulouse à Bayonne, après avoir traversé la vaste lande couronnant le plateau de Lannemezan, aperçoit un coquet petit village, caché en partie sous les ombrages de grands chênes, au milieu de vertes prairies sillonnées d'innombrables petits ruisseaux, illuminant, sous les rayons de ce beau soleil du Midi, ce magnifique paysage, de leurs reflets argentés. Ce village c’est Capvern et non loin de lui, au fond de deux ravins se trouvent des sources d’eau miné-
rale.
C'est là qu'il v à un an à peine, appelé à accom-
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pagn er un membre de ma famille, il n’a été donné de prendre certaines notes sur celte station thermale. Et aujourd’hui, arrivé à la fin de mes études médicales, il m'est venu à l’idée de les grouper, de jes compléter, et d’en faire le sujet de cette thèse:
Je savais que Capvern agissait sûrement et prompt ement dans un certain nombre d’affections: j'avais vu des malades qui étaient venus demander les uns une confirmation à l’amélioration déjà obtenue, les autres un soulagement à leurs souffran- * ces; mais je n'avais pu me rendre compte par moimême de la réelle efficacité de ces eaux.
Lorsque, parti comme compagnon de voyage, je me vis à mon tour obligé d’en user, et cela non sans succès. Aussi, C'est poussé comme par une sorte de sentiment de reconnaissance envers ces thermes que j'écris ces lignes.
J'ai apporté dans l'étude de cette question toute l'attention nécessaire afin de la traiter aussi complètement que possible. |
Durant mon séjour, M. le D' Sancery m'avait indiqué la manière dont on emploie ces eaux et dans quelles maladies. À cette époque, j'étais loin de songer qu'un jour j'utiliserais ces données: e’est pourquoi ce travail péchera par le manque d’observations personnelles.
D'ailleurs, jusqu’à aujourd’hui, des médecins instruits et consciencieux, comme les D" Taillade et Ticier, avaient publié diverses monographies sur les eaux de Capvern. Les observations y abondent
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et prouvent surabondamment les effets favorables produits par ces eaux.
En écrivant ces quelques pages, je ne fais donc point une œuvre essentiellement nouvelle; mais Jai voulu une fuis de plus attirer l'attention sur deux sources des Pyrénées, dont l'usage est destiné à se répandre et à remplacer dans la région du sudouest les sources de Vichy, Contrexéville, Vals, J'ai désiré prouver que les eaux sulfatées calciques, comme celles de Capvern, peuvent imprimer aux organismes débilités par la chronicité de certaines maladies une profonde et favorable modification, et que, dans ces cas, elles ont une grande supériorité sur‘les eaux alcalines.
Tel est mon but: heureux si je mérite ainsi l’indulgence de mes juges, qui voudront bien, je l’espère, tenir compte de mes efforts et de ma bonne volonté.