‹ Étude sur les écoles techniques de l'industrie du bâtiment et de l'industrie du bois en AllemagneChapitre 13 sur 61 · Frais d'écolage. — Durée des études · texte numérisé non relu

Frais d'écolage. — Durée des études

La gratuité des études n'existe dans aucune école publique allemande, ni dans celles des corporations. Le mincrval varie avec la localité, et s'élève à Berlin à 5 marks par semestre. Les patrons, les corporations et des particuliers prennent, en général, à leur charge les frais d'écolage de leurs apprentis; pour le surplus, l'école accorde la gratuité aux indigents qui le méritent, dans la proportion maximum d'un dixième de la population scolaire totale.

J^es études durent normalement trois semestres, chacun de vingt semaines — semestre d'été(d'avril à septembre), semestre d'hiver (d'octobre à mars). — Les cours comportent quatre heures par semaine au moins, et se donnent, d'après les coutumes localçs, le soir pendant là semaine, le dimanche de 8 heures à midi, ou même pendant une matinée par semaine dans de rares localités où l'introduction du repos dominical a rendu les cours impossibles le ^limanche matin.

La répartition des matières sur trois périodes présente un grand

bâtiment et de Tébénisterie et de la menuiserie, ont rétabli les épreuves du compagnonnage et de la maîtrise.

L'apprenti doit, vers la fin de sa période d'apprentissage, se soumettre à une épreuve pratique et théorique. Nous avons vu fonctionner les opérations de l'épreuve, grâce à la bienveillance du syndic de la Corporation des maçons et des charpentiers de Brème. La question pratique était la suivante pour les apprentis maçons : faire le dessin et l'exécution d'un mur d'une brique et demie d'épaisseur avec arc de décharge. Après que les jeunes gens eurent fait le tracé coté, ils furent conduits par la commission des apprentis sur le chantier d'une maison en construction pour exécuter le travail.

Pour les charpentiers : faire le tracé coté d'un comble à la Mansard avec lucarne et indiquer sur place le commencement d'exécution .

L'épreuve orale portait sur les matériaux, leurs propriétés et leurs défauts, le calcul, en un mot, sur les branches élémentaires des écoles professionnelles du degré inférieur.

Les épreuves sont la sanction des études ; si l'aptitude pratique de l'apprenti est jugée insuffisante par la commission spéciale, celle-ci peut prononcer le prolongement de l'apprentissage de 3 mois à 1 an. Si la commission acquiert la preuve que l'insuffisance de l'éducation professionnelle de l'apprenti est imputable au patron, elle décide que le jeune homme achèvera son apprentissage chez un autre patron, et elle peut priver le membre en défaut du droit de former des apprentis; à l'exemple des anciennes corporations, elles se montrent dans ce cas sévères envers le patron.

Lorsque, au contraire, l'apprenti satisfait aux conditions de l'épreuve, il est rayé du rôle des apprentis et il reçoit ses lettres d'apprentissage en assemblée générale solennelle de la corporation.

Nous avons eu l'occasion d'assister à une de ces séances à*Bréme et nous avons été frappés du cérémonial impressionnant de simplicité dans lequel se fait la réception des nouveaux membres et la délivrance des lettres d'apprentissage.

Après que le syndic eut donné connaissance à l'assemblée de l'épreuve satisfaisante des apprentis, les intéressés furent introduits. Dans une allocution grave, le syndic les exhorta à continuer sans relâche le perfectionnement de leurs aptitudes, leur traça le devoir de continuer à fréquenter les écoles spéciales, leur montra l'avenir ouvert à ceux qui se distinguent dans leur travail, leur expliqua la signification de la cérémonie et puis leur donna le

coup de main (Handschlag) sacramentel et leur remit leurs diplômes en double : un diplôme de luxe pour l'encadrement, et un carnet pour l'usage journalier. Ces documents portent :

FÉDÉRATION DES CORPORATIONS DE LINDUSTRIE DL BATIMENT

DISTRICT DE LA PRUSSE OCCIDENTALE

Lettre d'apprentissage.

L* apprenti LIPPERT, de Steglitz, a fait son apprentissage complet pour la maçonnerie chez le maître-maçon Muller, membre de la Corporation de Brème,

Comme preuve de sa capacité, et sur la proposition de la Commission des apprentis, il lui a été délivré la présente lettre d* apprentissage.

En faisant tous les vœux pour le bonheur de sa carrière, nous le déclarons COMPAGNON.

La Corporation de VindustHe du bâtiment de Brème :

Le Syndic, Le Secrétaire,

Le Patron,

(S.) MULLER

Sans exagérer l'importance de ce cérémonial quelque peu romantique, nous pensons que la corporation rend des services considérables et fait une grande œuvre d'humanité; elle résout, au lieu et place de l'Etat, la grave question de l'apprentissage et assure ainsi l'avenir des industries manuelles.

Grâce aux corporations, l'apprenti n'est plus cet être malheureux, exposé aux hasards de la vie, abandonné à sa faiblesse; il est entouré de sollicitude et son éducation se fait dans les conditions les plus favorables. Dès son entrée dans la pratique du métier, la corporation le protège ; elle veille à l'exécution ponctuelle du contrat d'apprentissage, contrôle la nature des travaux que lui enseigne le patron; elle constate, au moins annuellement, les progrès réalisés et, comme sanction de ses études, elle le soumet à une épreuve sérieuse et lui délivre ses lettres d'apprentissage.

Ce certificat est un titre précieux, valable dans tout l'empire allemand ; le jeune compagnon trouve un accueil bienveillant chez les corporations fédérées de toutes les villes allemandes ; le patron qui l'engage peut juger d'emblée de ses aptitudes et lui donner une occupation conforme à ses connaissances; car les déclarations des corporations sont sincères et fournissent généralement une garantie parfaite de savoir théorique et pratique.

bâtiment et de Tébénisterie et de la menuiserie, ont rétabli les épreuves du compagnonnage et de la maîtrise.

L'apprenti doit, vers la fin de sa période d'apprentissage, se soumettre à une épreuve pratique et théorique. Nous avons vu fonctionner les opérations de l'épreuve, grâce à la bienveillance du syndic de la Corporation des maçons et des charpentiers de Brème. La question pratique était la suivante pour les apprentis maçons : faire le dessin et l'exécution d'un mur d'une brique et demie d'épaisseur avec arc de décharge. Après que les jeunes gens eurent fait le tracé coté, ils furent conduits par la commission des apprentis sur le chantier d'une maison en construction pour exécuter le travail.

Pour les charpentiers : faire le tracé coté d'un comble à la Mansard avec lucarne et indiquer sur place le commencement d'exécution .

L'épreuve orale portait sur les matériaux, leurs propriétés et leurs défauts, le calcul, en un mot, sur les branches élémentaires des écoles professionnelles du degré inférieur.

Les épreuves sont la sanction des études ; si l'aptitude pratique de l'apprenti est jugée insuffisante par la commission spéciale, celle-ci peut prononcer le prolongement de l'apprentissage de 3 mois à 1 an. Si la commission acquiert la preuve que l'insuffisance de l'éducation professionnelle de l'apprenti est imputable au patron, elle décide que le jeune homme achèvera son apprentissage chez un autre patron, et elle peut priver le membre en défaut du droit de former des apprentis; à l'exemple des anciennes corporations, elles se montrent dans ce cas sévères envers le patron.

Lorsque, au contraire, l'apprenti satisfait aux conditions de l'épreuve, il est rayé du rôle des apprentis et il reçoit ses lettres d'apprentissage en assemblée générale solennelle de la corporation.

Nous avons eu l'occasion d'assister à une de ces séances à^Brême et nous avons été frappés du cérémonial impressionnant de simplicité dans lequel se fait la réception des nouveaux membres et la délivrance des lettres d'apprentissage.

Après que le syndic eut donné connaissance à l'assemblée de l'épreuve satisfaisante des apprentis, les intéressés furent introduits. Dans une allocution grave, le syndic les exhorta à continuer sans relâche le perfectionnement de leurs aptitudes, leur traça le devoir de continuer à fréquenter les écoles spéciales, leur montra l'avenir ouvert à ceux qui se distinguent dans leur travail, leur expliqua la signification de la cérémonie et puis leur donna le

coup de main (Handschlag) sacramentel et leur remit leurs diplômes en double : un diplôme de luxe pour l'encadrement, et un carnet pour l'usage journalier. Ces documents portent :

FÉDÉRATION DES CORPORATIONS DE LINDUSTRIE DL BATIMENT

DISTRICT DE LA PRUSSE OCCIDENTALE

Lettre d'apprentissage.

L'apprenti LIPPERT, de Steglitz, a fait son apprentissage complet pour la maçonnerie cliez le maître-maçon Muller, membre de la Corporation de Brème.

Comme preuve de sa capacité, et sur la proposition de la Commission des apprentis, il lui a été délivré la présente lettre d'apprentissage.

En faisxnt tou^s les vœux pour le bonheur de sa carrière, nous le déclarons COMPAGNON,

La Corporation de VindustHe du bâtiment de Brème :

Le Syndic, Le Secrétaire,

Le Patron,

(S,) MULLER

Sans exagérer l'importance de ce cérémonial quelque peu romantique, nous pensons que la corporation rend des services considérables et fait une grande œuvre d'humanité; elle résout, au lieu et place de l'Etat, la grave question de l'apprentissage et assure ainsi l'avenir des industries manuelles.

Grâce aux corporations, l'apprenti n'est plus cet être malheureux, exposé aux hasards de la vie, abandonné à sa faiblesse; il est entouré de sollicitude et son éducation se fait dans les conditions les plus favorables. Dès son entrée dans la pratique du métier, la corporation le protège ; elle veille à l'exécution ponctuelle du contrat d'apprentissage, contrôle la nature des travaux que lui enseigne le patron; elle constate, au moins annuellement, les progrès réalisés et, comme sanction de ses études, elle le soumet à une épreuve sérieuse et lui délivre ses lettres d'apprentissage.

Ce certificat est un titre précieux, valable dans tout l'empire allemand ; le jeune compagnon trouve un accueil bienveillant chez les corporations fédérées de toutes les villes allemandes ; le patron qui l'engage peut juger d'emblée de ses aptitudes et lui donner une occupation conforme à ses connaissances; car les déclarations des corporations sont sincères et fournissent généralement une garantie parfaite de savoir théorique et pratique.

bâtiment et de rébénisterie et de la menuiserie, ont rétabli les épreuves du compagnonnage et de la maîtrise.

L'apprenti doit, vers la fin de sa période d'apprentissage, se soumettre à une épreuve pratique et théorique. Nous avons vu fonctionner les opérations de l'épreuve, grâce à la bienveillance du syndic de la Corporation des maçons et des charpentiers de Brème. La question pratique était la suivante pour les apprentis maçons : faire le dessin et l'exécution d'un mur d'une brique et demie d'épaisseur avec arc de décharge. Après que les jeunes gens eurent fait le tracé coté, ils furent conduits par la commission des apprentis sur le chantier d'une maison en construction pour exécuter le travail.

Pour les charpentiers : faire le tracé coté d'un comble à la Mansard avec lucarne et indiquer sur place le commencement d'exécution .

L'épreuve orale portait sur les matériaux, leurs propriétés et leurs défauts, le calcul, en un mot, sur les branches élémentaires des écoles professionnelles du degré inférieur.

Les épreuves sont la sanction des études ; si l'aptitude pratique de l'apprenti est jugée insuffisante par la commission spéciale, celle-ci peut prononcer le prolongement de l'apprentissage de 3 mois à 1 an. Si la commission acquiert la preuve que l'insuffisance de l'éducation professionnelle de l'apprenti est imputable au patron, elle décide que le jeune homme achèvera son apprentissage chez un autre patron, et elle peut priver le membre en défaut du droit de former des apprentis; à l'exemple des anciennes corporations, elles se montrent dans ce cas sévères envers le patron.

Lorsque, au contraire, l'apprenti satisfait aux conditions de l'épreuve, il est rayé du rôle des apprentis et il reçoit ses lettres d'apprentissage en assemblée générale solennelle de la corporation.

Nous avons eu l'occasion d'assister à une de ces séances à*Bréme et nous avons été frappés du cérémonial impressionnant de simplicité dans lequel se fait la réception des nouveaux membres et la délivrance des lettres d'apprentissage.

Après que le syndic eut donné connaissance à l'assemblée de l'épreuve satisfaisante des apprentis, les intéressés furent introduits. Dans une allocution grave, le syndic les exhorta à continuer sans relâche le perfectionnement de leurs aptitudes, leur traça le devoir de continuer à fréquenter les écoles spéciales, leur montra l'avenir ouvert à ceux qui se distinguent dans leur travail, leur expliqua la signification de la cérémonie et puis leur donna le

coup de main (Handschlag) sacramentel et leur remit leurs diplômes en double : un diplôme de luxe pour l'encadrement, et un carnet pour l'usage journalier. Ces documents portent :

FÉDÉRATION DES CORPORATIONS DE L'INDUSTRIE DL BATIMENT

DISTRICT DE LA PRUSSE OCCIDENTALE

Lettre d'apprentissage.

L'apprenti LIPPERT, de Steglitz, a fait son apprentissage complet pour la maçonnerie chez le maître-maçon Muller, membre de la Corporation de Brème.

Comme preuve de sa capacité, et sur la proposition de la Commission des apprentis, il lui a été délivré la présente lettre d'apprentissage.

En faisant tous les vomx pour le bonheur de sa carrière, nou^ le déclarons COMPAGNON.

La Corporation de VindustHe du bâtiment de Brème :

Le Syndic, Le Secrétaire,

Le Patron,

(S.) MULLER

Sans exagérer l'importance de ce cérémonial quelque peu romantique, nous pensons que la corporation rend des services considérables et fait une grande œuvre d'humanité; elle résout, au lieu et place de l'Etat, la grave question de l'apprentissage et assure ainsi l'avenir des industries manuelles.

Grâce aux corporations, l'apprenti n'est plus cet être malheureux, exposé aux hasards de la vie, abandonné à sa faiblesse; il est entouré de sollicitude et son éducation se fait dans les conditions les plus favorables. Dès son entrée dans la pratique du métier, la corporation le protège; elle veille à l'exécution ponctuelle du contrat d'apprentissage, contrôle la nature des travaux que lui enseigne le patron ; elle constate, au moins annuellement, les progrès réalisés et, comme sanction de ses études, elle le soumet à une épreuve sérieuse et lui délivre ses lettres d'apprentissage.

Ce certificat est un titre précieux, valable dans tout l'empire allemand ; le jeune compagnon trouve un accueil bienveillant chez les corporations fédérées de toutes les villes allemandes; le patron qui l'engage peut juger d'emblée de ses aptitudes et lui donner une occupation conforme à ses connaissances; car les déclarations des corporations sont sincères et fournissent généralement une garantie parfaite de savoir théorique et pratique.

bâtiment et de rébcnisterie et de la menuiserie, ont rétabli les épreuves du compagnonnage et de la maîtrise.

L'apprenti doit, vers la fin de sa période d'apprentissage, se soumettre à une épreuve pratique et théorique. Nous avons vu fonctionner les opérations de l'épreuve, grâce à la bienveillance du syndic de la Corporation des maçons et des charpentiers de Brème. La question pratique était la suivante pour les apprentis maçons : faire le dessin et l'exécution d'un mur d'une brique et demie d'épaisseur avec arc de décharge. Après que les jeunes gens eurent fait le tracé coté, ils furent conduits par la commission des apprentis sur le chantier d'une maison en construction pour exécuter le travail.

Pour les charpentiers : faire le tracé coté d'un comble à la Mansard avec lucarne et indiquer sur place le commencement d'exécution .

L'épreuve orale portait sur les matériaux, leurs propriétés et leurs défauts, le calcul, en un mot, sur les branches élémentaires des écoles professionnelles du degré inférieur.

Les épreuves sont la sanction des études ; si l'aptitude pratique de l'apprenti est jugée insuffisante par la commission spéciale, celle-ci peut prononcer le prolongement de l'apprentissage de 3 mois à 1 an. Si la commission acquiert la preuve que l'insuffisance de l'éducation professionnelle de l'apprenti est imputable au patron, elle décide que le jeune homme achèvera son apprentissage chez un autre patron, et elle peut priver le membre en défaut du droit de former des apprentis; à l'exemple des anciennes corporations, elles se montrent dans ce cas sévères envers le patron.

Lorsque, au contraire, l'apprenti satisfait aux conditions de l'épreuve, il est rayé du rôle des apprentis et il reçoit ses lettres d'apprentissage en assemblée générale solennelle de la corporation.

Nous avons eu l'occasion d'assister à une de ces séances à»Brême et nous avons été frappés du cérémonial impressionnant de simplicité dans lequel se fait la réception des nouveaux membres et la délivrance des lettres d'apprentissage.

Après que le syndic eut donné connaissance à l'assemblée de l'épreuve satisfaisante des apprentis, les intéressés furent introduits. Dans une allocution grave, le syndic les exhorta à continuer sans relâche le perfectionnement de leurs aptitudes, leur traça le devoir de continuer à fréquenter les écoles spéciales, leur montra l'avenir ouvert à ceux qui se distinguent dans leur travail, leur expliqua la signification de la cérémonie et puis leur donna le

coup de main (Handschlag) sacramentel et leur remit leurs diplômes en double : un diplôme de luxe pour l'encadrement, et un carnet pour l'usage journalier. Ces documents portent :

FÉDÉRATION DES CORPORATIONS DE LINDUSTRIE DL BATIMENT

DISTRICT DE LA PRUSSE OCCIDENTALE

Lettre d'apprentissage.

L* apprenti LIPPERT, de Steglitz, a fait son apprentissage complet pour la maçonnerie chez le maître-maçon Muller^ membre de la Corporation de Brème.

Comme preuve de sa capacité, et sur la proposition de la Commission des apprentis, il lui a été délivré la présente lettre d'apprentissage.

En fais:tnt tous les vosux pour le bonheur de sa carrière, nous le déclarons COMPAGNON,

La Corporation de VindustHe du bâtiment de Brème :

Le Syndic, Le Secrétaire,

Le Patron,

(S.) MULLER

Sans exagérer l'importance de ce cérémonial quelque peu romantique, nous pensons que la corporation rend des services considérables et fait une grande œuvre d'humanité; elle résout, au lieu et place de l'Etat, la grave question de l'apprentissage et assure ainsi l'avenir des industries manuelles.

Grâce aux corporations, l'apprenti n'est plus cet être malheureux, exposé aux hasards de la vie, abandonné à sa faiblesse; il est entouré de sollicitude et son éducation se fait dans les conditions les plus favorables. Dès son entrée dans la pratique du métier, la corporation le protège; elle veille à l'exécution ponctuelle du contrat d'apprentissage, contrôle la nature des travaux que lui enseigne le patron; elle constate, au moins annuellement, les progrès réalisés et, comme sanction de ses études, elle le soumet à une épreuve sérieuse et lui délivre ses lettres d'apprentissage.

Ce certificat est un titre précieux, valable dans tout l'empire allemand ; le jeune compagnon trouve un accueil bienveillant chez les corporations fédérées de toutes les villes allemandes; le patron qui l'engage peut juger d'emblée de ses aptitudes et lui donner une occupation conforme à ses connaissances; car les déclarations des corporations sont sincères et fournissent généralement une garantie parfaite de savoir théorique et pratique.

cation des pièces de renfort, telles que les jambettes et les contrefiches, etc. En résumé : analyse des formes et de leur fonction, reproduction en perspective parallèle, en plan, élévation, coupes, synthèse des différents éléments en toitures complètes ; comme but final des études, dessin complet de la toiture, plan, élévation, coupes transversales.

Les cintres. — L'attention des écoles se porte sur tout ce qui peut être utile au charpentier; donc aussi sur les cintres qui servent de moyen d'exécution aux arcs et aux voûtes. Sur le chantier, le charpentier est chargé de la confection des cintres; pour ne pas être au-dessous de sa tâche, il faut qu'il connaisse leur fonction, leur construction et leur tracé.

La méthode d'enseignement, toujours invariable, met l'élève en présence de l'objet lui-même : les cintres en réduction des différents systèmes usuels, tant pour les portes et croisées cintrées, que pour les voûtes des caves et même des ponts.

D'une discussion en commun se dégage la fonction du cintre, la disposition des pièces constituantes; sur un cintre-type, le professeur examine les pièces principales : entraits, poinçons, arbalétriers courbes, etc. ; il fait un rapprochement entre la fonction et la construction des combles et celles des cintres. Comme conclusion : le tracé en élévation avec les nœuds à plus grande échelle.

La même étude est reprise à propos d'autres cintres surhaussés, surbaissés, en ogive, et le tout forme un complément utile au métier.

Les échafaudages. — Tant pour la sécurité des ouvriers que pour l'exécution facile des travaux, l'échafaudage joue un rôle tellement important dans la construction, que son étude doit avoir sa place au programme : il en forme même une partie intéressante.

Depuis l'échafaudage le plus simple, dressé sur chevalets ou sur échasses reliées par des traverses, jusqu'aux échafaudages d'assemblage destinés aux grandes constructions, ces engins, exécutés en réduction, sont à la disposition des maîtres et des élèves Dans une de ces écoles, nous trouvons même une maquette du palais du Reichstag de Berlin entouré de son échafaudage, qui, au dire des charpentiers, était un véritable chef-d'œuvre de science. Les échafaudages sont étudiés, scrutés dans leurs assemblages, dans leur solidité, et de ces études concrètes se déduisent les règles de leur construction et de leur combinaison d'après le poids des matériaux, le nombre des ouvriers, etc.

Ces études préparatoires de construction jettent une vive clarté sur les tracés graphiques.

Tel est l'esprit des études pour les charpentiers. Les formes de charpente du passé, si ingénieuses, sont raisonnées et transformées d'après les combinaisons que la cherté du bois et la science de la stabilité et de la résistance nous a fait trouver par raison d'économie. Les études de construction et de dessin conservent leur caractère à travers les trois semestres; elles doivent donner aux élèves charpentiers la science technique, le sens de la stabilité et des résistances, qui leur permet de combiner la charpente de manière à réaliser une force et une légèreté même supéj*ieures à celles que montrent les travaux de nos ancêtres ; pour ce motif, l'école ne se borne pas à copier les modèles du passé, mais elle raisonne leurs principes et les applique de façon à réaliser par le minimum de bois le maximum de solidité.

CLASSE DES MAÇONS

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