‹ Étude sur les ex-dono et dédicaces autographesChapitre 13 sur 29 · TH. DE BANVILLE · texte numérisé non relu

TH. DE BANVILLE

La glane est abondante dans les livres offerts à Ch. Monselet, je vais citer quelques dédicaces curieuses que le catalogue de sa vente a reproduites.

Sur un volume des Afhéniennes (Paris, Lemerre, sans date), sont tracées ces lignes toutes pleines de l’esprit et de la manière de l’auteur de la Bougie Rose :

« À Charles Monselet. Je recommande cet enfant maudit dès son berceau, le père, CHARLES JOLIET. »

Ne croirait-on pas entendre parler Philoxène Boyer, voir ses mains se tordre et son visage se convulsionner, quand on lit cette longue dédicace écrite sur un exemplaire des Deux Saisons (Lemerre, 1867)?

« Au joyeux Monselet, ce volume qui ne rit guères, mais qui aura soin de ne s'ouvrir pour lui qu'à ses pages les moins 'moroses, là où je puis être lu pendant quelques minutes, par le plus franc des critiques, par le plus affectueux des amis.

PHILOXÈNE Boyer.

1er Juillet 1867. »

LA

Combien je préfère cette simple ligne de Pierre Dupont sur un volume intitulé Muse juvénile (Garnier, 1850) :

« À Charles Monselet, vieil et nouveau souvenir. PIERRE DuPoNxT. »

Où celle-ci : — sur un Assassin de Jules Claretie :

« À Charles Monselet, ce roman qui est aussi un portrait après décès.

De cœur.

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