‹ Étude sur les Fistules du Sinus FrontalChapitre 3 sur 50 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

S'il est un chapitre de pathologie actuellement à l’ordre du jour, c’est bien celui qui a trait aux affections des sinus frontaux. Depuis Runge (1750), on a beaucoup écrit, aussi bien en France qu’à l'étranger, sur les suppurations de ces sinus, sur les tumeurs qui s’y développent ; nous n’entreprendrons pas de citer ici tous ces travaux. Aucun, du reste, n’envisage la question au point de vue où nous voulons nous placer. Frappé de la facilité avec laquelle les différentes lésions traumatiques et inflammatoires, surtout du sipus frontal, se terminent par des fistules ; frappé aussi des erreurs de diagnostic auxquelles ces fistules donnent souvent lieu, nous avons cru intéressant de faire des recherches sur ce point particulier, auquel on n’accorde, d’ordinaire, qu'une place très restreinte dans les traités de pathologie externe. Et si nous avons entrepris cette étude, c’est que nous venons d'observer récemment, dans le service de notre maitre le docteur Campenon, à l'hôpital Broussais, un cas assez remarquable retraçant bien l’histoire clinique de ces malades porteurs de fistules du sinus frontal, qui trainent pendant un temps plus ou moins long avant de trouver une guérison à leur infirmité.

Nous nous proposons done d'étudier ces fistules au

ro

triple point de vue de la pathogénie, du diagnostic et du traitement, ce dernier étant tout entier sous la dépendance d'un diagnostic exact et devant être réglé d’après les donntes pathogéniques que nous essaierons de faire ressortir.

Sans avoir la prétention d’avoir recueilli toutes les observations où il est question de ces fistules, nous comptons dans notre travail 50 observations ; et c’est en les étudiant que nous avons consigné les données que nous allons exposer.

Mais avant d'entrer en matière, nous nous félicitons de pouvoir offrir ce modeste travail à notre Père et à notre excellente Mère, comme un témoignage de piété filiale pour tous les sacrifices qu’ils ont fait pour nous.

Nous sommes aussi heureux de pouvoir remercier tous nos maitres dans les hôpitaux.

Nous avons eu le bonheur de passer une grande partie de notre internat auprès du professeur agrégé Campenon, qui nous a toujours considéré et nous considère encore plutôt en ami qu’en élève. Il nous a été précieux de bénéficier à son école, des leçons cliniques qu'il professe avec tant de zèle et nous nous efforcerons de mettre en pratique les règles-de méthode qu’il nous a enseignées. Nous n’'oublierons pas l'exemple qu’il n’a cessé de nous donner, celui du chirurgien honnête et consciencieux. Nous le remercions ici publiquement et tâcherons de nous montrer digne de lui.

Le docteur d’Heilly, dont nous avons eu le bonheur d’être l’interne à l’hôpital des Enfants malades, nous a initié à la clinique infantile et nous a souvent donné des

marques de confiance dont nous avons été très vivement touché.

C’est au docteur Maygrier que nous devons ce que nous savons en obstétrique. Il nous a éclairé de ses lecons pendant notre internat à la Maternité de la Pitié; nous lui en sommes très reconnaissant.

Nous avons été l’externe du docteur Balzer, quia guidé nos premiers pas dans l'étude de la médecine et qui nous a toujours témoigné de la sympathie.

Que le docteur Gombault dont nous avons été aussi l'externe, soit assuré de notre entière reconnaissance.

Nous garderons toujours un excellent souvenir de notre passage à l'Ecole pratique, comme aide d'anatomie et nous n oublierons jamais toute la bienveillance avec laquelle le docteur Poirier, professeur agrégé et chef des travaux, nous a accueilli et traité.

Nous remercicrons tout particulièrement le docteur Mauclaire, prosecteur de la Faculté, qui nous a aidé de ses leçons et de ses conseïls, dans la préparation de notre internat d’abord, à l'Ecole pratique ensuite.

Que MM. Gilbert, Brun, Bonnaire, Delbet, professeurs agrégés de la Faculté; que MM. les docteurs Bazy, Josias, Boissard, Demoulin, Beurnier, Rochard, Lequeu veuillent bien agréer le témoignage de notre profonde gratitude.

Tous nos remerciements à M. Béredska, externe des hôpitaux. pour les traductions étrangères qu’il a bien voulu faire pour nous.

M. le professeur Duplary, après nous avoir accueilli dans son service comme externe, a bien voulu nous réserver une place d'interne. Nous ne pouvons que nous félici-

ae

ter de cette bonne fortune, car nous avons pu profiter davantage de son haut enseignement. I] nous fait l’honneur de vouloir bien présider notre thèse. Nous ne saurions trop le remercier de toutes les marques d'estime et d'intérêt qu'il n’a cessé de nous prodiguer.

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