INTRODUCTION
Les chirurgiens, après l’enthousiasme qui avait accueilli les greffes épidermiques à leur naissance, s'étaient bientôt laissé décourager par les insuccès et les incertitudes de la méthode. Elles sommeillaient dans un oubli plus ou moins profond, dont quelques rares publications essayaient en vain de lestirer, et peu à peu en étaient arrivées à un tel discrédit, qu’on ne les classait pour ainsi dire plus que comme des expériences de laboratoire, à peu près sans valeur thérapeutique. Cette défaveur ne devait pas durer et elles reprirent une vogue plus grande que jamais après les récentes communications de Thiersch (de Leipzig) dont vous connaissez tout le retentissement. Les essais se multiplièrent, des études parurent coup
sur coup en Allemagne, en Suisse et en France. M. le professeur