‹ Étude sur les hématomyéliesChapitre 114 sur 150 · FIN DES LÉSIONS · texte numérisé non relu

FIN DES LÉSIONS

dans la figure 17, le montre dans cet état. Tout le reste de la surface de la coupe est sain, il n'ya ni dégénération, ni

réaction quelconque.

FiG. 17. — (Sixième segment dorsal). Le canal central seul est occupé par l'hémorragie.

C’est seulement dans le troisième segment dorsal que le canal central redevient normal. Ses parois se rapprochent, on n°v trouve plus que quelques débris de globules rouges, qui disparaissent eux-mêmes bientôt.

Résumé. — Injection de saug plus abondante que chez les animaux précédents ( à peu près un centimètre cube), dans la région postérieure de la moelle, au niveau du sixième segment lombaire. Destruction incomplète de la moelle à ce niveau. Paralysie plus marquée à gauche. Pas de réflexes rotuliens. L'animal est sacrifié trentedeux heures après l’opération. Pas de lésions d'infection. Propagation très faible de l’hémorragie du côté de la moelle sacrée, mais hématomyélie tubulaire remontant jusqu’au troisième segment dorsal. Disposition moniliforme de la lésion, dont la voie de propagation a été le canal central. Suivant la hauteuret suivant aussi la résis-

tance de la paroi épendymaire, l’hémorragie s’est, ou bien limitée à la cavité du canal, ou bien après rupture de celui-ci, a distendu la substance grise voisine, ou bien, à travers la commissure grise, a été envahir le cordon postérieur.

Les foyers produits par l’hémorragie ont présenté une tendance très marquée au ramollissement, par destruction des éléments nerveux et des globules sanguins épanchés.

I. — Chez le lapin, l'injection de sang dans les cordons postérieurs, au voisinage de la région centrale de la moelle, rencontre au niveau de la partie moyenne des cornes antérieures une résistance considérable.

IT. — La propagation de l’hémorragie se fait surtout dans la subtance grise, et en hauteur.

III. — Chez nos quatre animaux, le canal central, non seulement à servi à la propagation de l’hémorragie, contrairement à l’opinion exprimée par MM. Goldscheider et Flatau pour les moelles de l’homme et du chien, mais encore en à toujours été la voie principale. On a toujours pu suivre le sang dans le canal central jusqu’à un point où il n'existait plus dans le parenchyme de la moelle.

IV. — Les hématomyélies tubulaires peuvent affecter une disposition moniliforme, par le fait même de leur propagation le long du canal central. Elles peuvent s'étendre ainsi d’un bout à l’autre de la moelle.

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