‹ Étude sur les hématomyéliesChapitre 142 sur 150 · D NN 0 NN · texte numérisé non relu

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Les conclusions particulières que nous avons données à la suite des différents chapitres, nous permettront de ramener celles-ci à quelques points essentiels.

Pour l’Étiologie, en dehors des hématomyélies secondaires, dont la cause est trop variable, deux grands groupes peuvent être indiqués, suivant que l’hémorragie se fait par rupture de vaisseaux de la région centrale, parallèles au canal épendymaire (hématomyélies traumatiques par extension exagérée de la colonne), ou bien au contraire par rupture de vaisseaux (surtout capillaires) de la substance grise congestionnée.

Cedeuxième groupe comprendungrand nombre d’hématomyélies consécutives à des efforts, à des influences congestives, et aussi, comme nos expériences nous semblent le montrer, les extravasations de la commotion

médullaire, et des accidents de la décompression atmosphérique brusque. |

Mais de plus, il existe très souvent une prédisposition du système vasculaire à la rupture, et cette prédisposition existe pour les deux groupes de faits. C’est elle qui explique la rareté des hématomyélies, comparée à la banalité de leurs causes.

Cette fragilité relative des vaisseaux peut tenir à des altérations anatomiques à ou d’autres causes qui nous échappent actuellement.

Au sujet de l’anatomie pathologique, de la nature et de l’évolution de certaines hématomyélies, des recherches nouvelles sont nécessaires pour éclairer les rapports respectifs de l’hématomyélie et de la gliose. Quelquefois il est possible d'affirmer que l’une à été antérieure à l’autre. Quelquefois, comme dans certains diverticules latéraux d’une cavité syringomyélique, dont la paroi est infiltrée de pigment sanguin, il est três difficile de savoir quel processus a commencé.

Pour la question des syringomyélies post-traumatiques, il semble démontré aujourd’hui que le traumatisme peut éveiller une prolifération névroglique sans qu’il y ait eu d’hémorragie.

Tout épanchement hémorragique, surtout dans la région centrale, a un retentissement rapide sur le canal épendymaire, qui, chez l'animal au moins, semble jouer le rôle de collecteur lymphatique. Il attire à lui le sang épanché, se dilate sous l'influence de l’afflux de la lymphe, et se dilate irrégulièrement, créant parfois de véritables hydromyélies partielles ou moniliformes dont l’évolution ultérieure nous est inconnue.

Au sujet des symptômes, trop d’affections peuvent produire une paraplégie apoplectiforme pour que ce signe ait une valeur diagnostique importante.

Le diagnostic, toujours provisoire, reposera sur l'ensemble des faits, et en particulier les circonstances étiologiques.

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