HOPITAL DE LEWES
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Ventilation, etc.
Les salles sont bien éclairées, bien ventilées ; elles ont chacune six fenélres à doubles châssis suspendus, avec un châssis supplémentaire s'ouvrant vers la salle. Les fenêtres sont, comme on l'a déjà dit, situées sur les murs opposés de façon à assurer un courant d'air et bien éclairer les quatre coins de la salle. Elles ont chacune 2,20 carrés de surface.
Il y a aussi, à l'extrémité de chaque saUe, une fenêtre à pivot circulaire, deux grilles à air, un peu au-dessus du niveau du plancher de chaque côté, et deux tubes « Tobin». Un foyer ouvert suffit pour maintenir une température égale dans toute la salle. A l'extrémité de chaque salle et séparé d'elle par une antichambre, il y a un évier et un cabinet à terre (earth doset).
L'antichambre et les chambres contenant le cabinet et l'évier sont pourvus de moyens indépendants de ventilation.
Les salles sont proprement meublées et d'une apparence très confortable.
Les lits sont en fer, et la literie, spécialement faite dans l'intention de pouvoir être détruite facilement sans que cela entraîne à de trop grandes dépenses, consiste simplement en paillasses de balle d'avoine, recouvertes de draps et couvertures; elles paraissent extrêmement confortables.
Le bâtiment de l'administration, qui est situé en arrière du pavillon des salles et sur une terrasse plus élevée, est construit de la même façon que le pavillon.
Il est divisé au centre par un couloir ayant une porte munie de ventilateurs à chaque extrémité. D'un côté de ce couloir, se voient : une salle bien éclairée et bien ventilée, appelée de a convalescence » ou a d'isolement » mesurant 133™ cubes environ ; deux petites chambres pour les convalescents ou pour les parents qui accompagnent les enfants malades, chaque chambre cubant près de46"*. De l'autre côté, il y a une cuisine, une chambre à coucher pour le gardien et sa femme, un dispensaire, un lavoir et une office. Derrière ce bâtiment s'élève une troisième terrasse, destinée, lorsque le besoin s'en fait sentir, à la
construction de salles additionnelles, temporaires ou permanantes.
Un bâtiment détaché situé à l'est contient une voiture d'ambulance, une salle des morts, une blanchisserie et une buanderie, une chambre de désinfection dans laquelle les différents objets sont exposés à la vapeur du bisulfate de carbone, un earth closet et des magasins.
La voiture d'ambulance est un brougham : il est désinfecté chaque fois que l'on s'en est servi.
Les eaux nécessaires aux besoins de l'hôpital sont fournies par la Compagnie des eaux de Lewes ; l'eau de pluie est recueilHe dans un grand réservoir souterrain.
Le drainage se fait par un égout, pourvu de moyens de ventilation. Il n'y a aucune communication entre l'intérieur des bâtiments et les conduits aboutissant à cet égout. Le gaz n'a pas jusqu'à présent été posé : des lampes à l'huile sont employées dans tous les bâtiments.
Admission des malades.
Depuis que l'hôpital a été ouvert en mai 1877, voici les cas de maladies contagieuses qui ont été admis :
Fièvre scarlatine. Fièvre typhoïde.
En dehors des personnes isolées souffrant en ce moment de maladies contagieuses, l'hôpital a dans plusieurs circonstances été très utilement employé pour servir de « quarantaine » à des enfants renvoyés d'écoles dans lesquelles la fièvre scarlatine avait éclaté.
GARDEN IIOSPITAL
Bôpital pour infecteux du district de Nottingham. Population on 1881 : 186,656.
Dans l'automne de 1871, la variole devint épidémique û Nottingham et à part une aile détachée de deux étages, contenant 20 lits, à l'hôpital général de Nottingham, il n'y avait aucun moyen d'isoler les cas de maladie infectieuse. En vue de l'épidémie, la municipalité de Nottingham s'assura l'usage temporaire d'une aile nouvelle qui venait d'être terminée comme annexe des bâtiments du workhouse, à la condition, entre autres, que les indigents y seraient admis aussi bien que les payants. A la fm de décembre, 123 cas de variole avaient été reçus dans ce bâtiment, mais les mesures d'isolement, prises trop tard, ne parvinrent pas à entraver la contagion.
En conséquence, la municipalité résolut, vers la fm de Tannée, de construire plusieurs pavillons en bois sur un terrain situé derrière le luorkhouse^ et employé jusque-là comme jardin d'agrément.
A la fm de février 1872, 542 malades avaient été apportés à l'hôpital ; 234 furent reçus dans l'aile du Workhouse, 244 dans les pavillons en bois et 64 dans l'aile détachée de l'hôpital général. Apartir de cette époque, l'épidémie commença à diminuer et les 191 cas nouveaux qui entrèrent à l'hôpital entre février et juillet, mois pendant lesquels l'épidémie cessa, furent tous traités dans les pavillons.
Le nombre total des cas isolés se monta à 733.
Ces pavillons en bois, érigés à la hâte, quelques bâtiments additionnels, les uns en briques et les autres en bois, après quelques changements et améliorations, ont constitué l'hôpital pour maladies infectieuses, dans la villle de Nottingham, depuis 1871. Ils sont connus dans la localité sous le nom de oc Garden hospital ».
Le terrain mesure 2 hectares et appartient à la municipalité. Le workhouse en est séparé par une large route. Il occupe une belle position élevée sur le versant de la colline où est bâtie la ville de Noitingham, et se trouve à la fois central et facilement accessible de toutes parts.
Le terrain est entouré d'une clôture en bois de plus de 1 m. 80 c. de hauteur.
Les bâtiments eux-mêmes, à une exception près, ne demandent aucune description détaillée. Ils consistent en quatre grands et quatre petits pavillons en bois, construits sur fondations de briques et pouvant recevoir 80 malades. Il y a aussi certains bâtiments extérieurs, y compris les bureaux de l'administration, un cimetière, un hangar pour la voiture d'ambulance, une loge à l'entrée et un a poste de désinfection » dont nous parlerons plus loin. Les bâtiments en bois recouverts d'une couche de goudron n'ont rien d'attrayant pour la vue et les fenêtres sont si élevées au-dessus du sol qu'il n'est guère possible de voir au dehors.
Les parois consistent en deux couches de bois à 15 centimètres Tune de l'autre : ce vide est comblé avec de la sciure de bois, et pendant le dur hiver de 1880 à 81 , il a été impossible de maintenir les bâtiments à une température convenable. Dans une des salles, près d'un des lits, la température était tombée au-dessous de 0°.
A la fin de l'épidémie de variole, en 1872, le Garden Hospital resta fermé jusqu'au moment où éclata une épidémie de fièvre scarlatine, en 1874-75. Quelques cas de typhus y furent aussi amenés en 1875, et des cas de fièvre scarlatine et autres maladies infectieuses y furent soignés à de fréquents intervalles au cours des années 1876 et 1877. Vers la fin de 1877, le bourg de Nottingham a été agrandi et, depuis cette date, le nombre de cas admis a été le suivant :
Fièvrn Diphthé- Fièvres Rou- Cùoue- Autres Dat'^. Variole, scarlaiiiie. rie. infectieiises. geôle. liiube. maladies,