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CHAPITRE XII

Simplification des tonalités et des intervalles par l'équisonance (enharmonie).

Nous a\ons vu précédeiumenl les équisouances des sons chromatiques : do dièse — ré bémol; lé dièse — mi béinol; fa dièse — sol bémol; sol dièse — la bémol; la dièse — si bémol eL nous savons que celle équisonance s'appelle tempérament.

De même, se confondent en un seul, les sons iiii dièse — fa; fa bémol — mi; si dièse — ut; ut bémol — si.

Conséquences : Les tons d'ut bémol et si naturel sonnent de même, ainsi que les tons de sol bémol — fa dièse el ré bémol — do dièse.

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Cl. 80.

D'autre part, les sons doublement bémolisés se confondent avec les sons bécarrisés. De même, les sons doublement dièses avec les bécarrisés.

Cl. 81.

A'. B. — Les quatre sons extrêmes, /a double bémol, ,sf double bémol, ud double dièse el si double diè.se sont supprimés de l'échelle des quintes comme étant situés trop loin.

Conséquences : Les tons de fa bémol -- mi naturel; si double bémol — la naturel et mi double bémol — ré naturel sonnent de même.

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Cl. 82.

Nous jugeons inutile d'indiquer les tous qui dépassent ce nombre de doubles bémols et de doubles dièses. Déjà la plupart de ceux indiqués cidessus sont inusités. (Les anciens compositeurs ne dépassaient jamais 5 dièses ou 5 bémols sans aussitôt employer Téquisonance. Dans sa sonate palhétique pour piano, 11" partie, Beethoven module de la bémol mineur en Fa bémol Majeur mais il « enharmonise » le passage et l'écrit en mi naturel.)

Le Prélude et la Fugue en ul dièse Majeur du Clavecin bien lempéré de J.-S. Bach sont fréquemment transposés en ré bémol. Les modernes ont souvent usé de tonahlés très chargées d'accidents, mais jusqu'à ce jour, on n'a pas dépassé 7 bémols et 7 dièses, au moins à notre connaissance. Les tons qui nécessitent des doubles bémols et des doubles dièses sont incidentels.)

En résumé, les tons usuels vont de 7 dièses à 7 bémols. Au delà, on se sert de l'équisonance. Les points où ont lieu l'équisonance sont mi bécarre — si bécarre — fa dièse, qui correspondent à fa bémol, — ut bémol — sol bémol.

En sorte que le cycle complet des tons est le suivant :

UT FA Sol

NI b LA

LA b Ifl^i

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\SOL i^

Une conséquence de cette restriction, c'est qu'une grande série d'intonations, en apparence très difficiles, deviennent en réalité, très simples; cette observation a son importance pour les chanteurs que l'aspect d'infoi'valles altérés embarrasse toujours plus ou moins.

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L'unisson surauginenté peut se ré- f (luire à une seconde majeure.

La seconde augmentée peut se re duire à une tierce mineure.

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La tierce augmentée peut se l'éduire à une quarte juste.

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rrzzziz:

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La tierce diminuée peut se réduire à une seconde majeure.

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La quarte augmentée peut se réduire à une quinte juste.

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