OBSERVATION LXXXVIII
(Zeder. — Erster Nachtrag zùr Naturgeschichte der Eingeweidewürmer fon Gœze, p.313. Leipzig, 1800.)
Fillette dont la maladie commença par des maux de tête et des vertiges qui augmentèrent graduellement au point qu'elle perdit la mémoire ; bientôt elle ne put plus supporter la lumière. Lorsqu'elle voulait rester debout, elle se heurtait contre les objets environnants, à peu près comme les moutons qui ont le tournis.
Autopsie. — Les ventricules latéraux du cerveau furent trouvés distendus par une grande quantité de sérosité ; le troisième et le quatrième ventricules contenaient une douzaine de vessies de diverses grandeurs et dont quelques-unes avaient le volume d’un œuf de poule. Ces vessies étaient pleines d’une sérosité limpide ; la membrane qui les formait était comme coriace ; à sa face externe adhéraient de petits corps dont le nombre était très variable ; ils étaient en plusieurs endroits rapprochés les uns des autres et formaient divers groupes ; il en existait aussi à la face interne des vessies caudales, où ils formaient de petits tubercules comme dans l'espèce précédente. Ceux de ces corps qui étaient les mieux développés avaient une forme semblable à celle d’une poire ; assez étroits vers la partie par laquelle ils adhéraïent à la vessie caudale commune, ils s’élargissaient vers la tête qui n'était munie que d'un seul cercle de crochets ; onn'y
distinguait pas de suçoirs.