INTRODUCTION
Au cours de l’année passée à l'hôpital des Enfants-Malades, dans le service de notre maître, M. Richardière, la clinique, par un de ces hasards dont elle est coutumière, nous permit de rencontrer un cas de kyste hydatique du cerveau. Il s'agissait d’un enfant de quinze ans qui souffrait d’une violente céphalée avec vomissements intermittents ; après deux crises convulsives dans la même journée, il tomba dans le coma et mourut.
Le cas est assurément exceptionnel dans nos services hospitaliers, aussi le diagnostic en est-il presque toujours impossible.
Sur les conseils de notre maître, nous avons pensé
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qu'il y avait intérêt à entreprendre une étude clinique de cette affection chez les enfants, à rechercher et à discuter la valeur de tous les symptômes qui permettront d’en faire, si possible, le diagnostic.
C'est dans ce but que, nous aidant des travaux antérieurs, nous avons réuni 88 cas d’échinococcose cérébrale infantile, dispersés dans la littérature médicale.
Nous avons pris comme limite de nos observations l’âge de seize ans, chiffre moyen qui marque le passage de l’adolescence à la puberté.
Sans doute, on nous objectera que le kyste hydatique cérébral de l'enfant ne diffère pas sensiblement de celui de l’adulte, et que la tumeur peut très bien débuter à quatorze ou quinze ans et n’évoluer que tardivement, vers dix-sept ou dix-huit ans, par exemple.
Mais ne sait-on pas qu’en clinique rien n'est absolu. En outre, jusqu’à ces dernières années, le kyste hydatique du cerveau était considéré comme une rareté pathologique dans l'enfance. Aussi, nous avons pensé bien faire de reprendre cette étude pour déterminer la place qui revient à l’échinococcose cérébrale en pédiatrie.
Ne voulant pas borner nos efforts à la seule étude clinique, nous avons attiré notre attention, d’une manière particulière, sur le chapitre de la pathogénie, si intéressante, et laissant toujours le champ libre aux hypothèses. |
Frappé par ce fait que les kystes bat es du
cerveau ne se rompaieni point, parce qu'ils sont parfaitement protégés par la boîte cranienne, mais aussi susceptibles de se fissurer à la longue,comme les kystes des divers viscères, nous avons voulu rechercher avec le concours de notre maitre M. Sicard, si, indépendamment des accidents d’origine mécanique, causés par la seule extension du kyste, et la compression consécutive, des transsudations du liquide par des craquelures de la poche kystique, ne pourraient pas déterminer des accidents foxiques sur les centres nerveux, accidents qui permettraient d’interpréter certains phénomènes convulsifs. C’est dans l'intention de vérifier la valeur de cette hypothèse que nous avons augmenté notre travail d’un chapitre de pathologie expérimentale, poursuivi dans le laboratoire de M. le professeur Brissaud.
Nous avons fait denotre mieux pour rendre cette thèse intéressante, nous serons heureux si nous avons pu y réussir.
Il nous est maintenant agréable de remercier nos maîtres et nos amis qui par leurs conseils et leur enseignement contribuèrent à notre instruction médicale. s
Nous avons conservé un agréable souvenir de nos débuts en chirurgie et en médecine auprès de M. le professeur Berger et de M. le Dr Faisans.
Comme stagiaire, puis comme externe, nous espérons avoir profité largement de la grande expérience clinique de M. le D' Barth, dont nous n’oublierons pas les excellentes leçons au lit du malade.
M. le D' A. Renault nous a enseigné avec toute sa compétence les maladies cutanées, et la syphiligraphie, M. le professeur agrégé Auvray la pratique des opérations de chirurgie courante. Toute ces maîtres, en mainte circonstance, nous aidèrent de leurs conseils éclairés, et nous témoignèrent toujours une vive sympathie, nous leur en sommes très sincèrement reconnaissant.
Nous avons le meilleur souvenir de notre année passée aux Enfants-Malades, année d'autant plus agréable, que notre maître, M. le D: Richardière, nous a confié pendant cinq mois les fonctions d’interne dans son service ; c’est à lui que nous devons le sujet de notre thèse, nous sommes heureux de lui témoigner ici toute notre reconnaissance. ;
Que M. le professeur agrégé Sicard, médecin des hôpitaux, reçoive nos remerciements les plus chaleureux. Il a dirigé notre travail et nous ne saurions oublier que c’est à lui que nous devons d’avoir mené à bien la partie expérimentale de cette thèse. :
Nous prions M. le D: Mathieu, qui nous a enseigné les maladies des voies digestives avec sa grande compétence, d’agréer l'expression de notre gratitude.
Pendant plus d’une année à la Maternité de l'Hôtel- Dieu, nous eûmes la bonne fortune d’être l'élève de MM. les D's Champetier de Ribes et Bouffe de Saint- Blaise. En mainte circonstance, ces excellents maïtres nous initièrent à l’art difficile des opérations obstétricales,nous nous efforcerons de faire honneur à leur enseignement.