‹ Étude Sur Les Kystes Hydatiques Du Cerveau Chez Les EnfantsChapitre 70 sur 105 · OBSERVATION XLVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XLVII

(Bazzani. — Rivista clin. di Bologna, 1886, p.515.)

Di un caso importante di cisti da echinococco annidate

nel lobo occipital sinistro

V..., quatorze ans, est pris, vers la fin d’août 1883, de vertiges qui cessèrent assez facilement. En octobre 1885, ces vertiges recommencent avec céphalée à gauche. Ces symptômes furent les seuls qu’on observa pendant quelque temps; les fonctions sensorielles s’accomplissaient parfaitement. Vertiges, insomnies, débilité croissante, puis dans les derniers temps, affaiblissement intellectuel. |

Ramené à l'hôpital le 27 janvier 1886, on nota le même état ; cependant on constata de la mydriase, de la parésie des pupilles, de l’hémiparésie avec convulsions cloniques intermittentes dans les membres du côté droit. L'examen du fond de l’œil ne put être pratiqué.

Mort le 31 janvier.

Autopsie. — Les circonvolutions du lobe occipital gauche sont aplaties et légèrement atrophiées. En incisant la base du lobe, on en extrait environ dix kystes, dont le volume varie depuis un œuf de poule à celui d'un grain de maïs. Ces kystes

Beauduin 10.

sont indépendants les uns des autres, et ils ont détruit le lobe occipital surtout dans sa partie inférieure ; ils contiennent des grains calcaires et des échinocoques en grand nombre.

Rien ailleurs.

OBSERVATION XLVIIT

(Becquerel. — Gazette Médicale de Paris, 1* juillet 1837.)

M... Marie, treize ans et demi, entre à l'hôpital des Enfants, le 25 janvier 1837, atteinte d'’idiotisme et de cécité. Bien portante jusqu’en octobre 1836, elle commença, à partir de cette époque, à éprouver de fréquents maux de tête. Ils se dissipèrent au commencement de décembre de cette même année, mais le 25 de ce mois, elle fut prise tout d’un coup dans la nuit d’une violente céphalalgie, de convulsions générales sans délire, nifièvre. Puis la vue baïssa, et au commencement de janvier, la cécité était complète. Affaiblissement de l'intelligence, perte des forces; elle remue difficilement bras et jambes, répond avec peine aux questions qu'on lui pose, quelques accès convulsifs, pleurs et cris. Elle est très affaissée, inerte, pupilles dilatées, aspect hébété.

Le 28 janvier, l'enfant est prise d’un accès épileptiforme, elle pousse des cris, ses bras sont agités de convulsions, auxquelles succède presque immédiatement la contracture des extrémités supérieures et inférieures, en même temps que de tous les muscles de la colonne yertébrale: flexion du rachis en arrière, aspect général tétanique. Perte de connaissance, sensibilité générale diminuée, pouls ralenti, tombe à 60, 50,

40 pulsations à la minute.

— IdI —

Cet accès épileptiforme et tétanique réapparut assez fréquemment, il paraissait s'annoncer par une violente céphalée, et cinq ou six fois s’accompagna de vomissements. La durée de chaque accès‘était de deux à huit ou dix minutes, le plus long fut de vingt minutes. Lorsqu'il avait cessé, la malade conservait ordinairement une céphalalgie qui mettait trois ou quatre heures à se dissiper. La sensibilité ne revenait que peu à peu, et on observait quelquefois des hallucinations. À la suite de chaque accès, la malade retombait dans la torpeur qui lui était habituelle. Pendant le séjour de la malade à l'hôpital qui fut de deux mois, les accès parurent diminuer et se montrèrent fort irrégulièrement. Dans les débuts on en observait un ou deux par jour ; dans la suite, ils n’apparaissaient plus que tous les quatre ou cinq jours.

Le 18 mars, diarrhée avec incontinence, état comateux plus accentué, dyspnée, mort le 25 mars au matin.

Auplosie. — La cav#é cranienne ouverte, et la dure-mère incisée, on aperçoit à la surface du cerveau, à la réunion du tiers antérieur avec le tiers moyen de l'hémisphère gauche, une membrane transparente d'un pouce carré à peu près d’étendue et recouverte par la pie-mère et l'arachnoïde, Autour d'elle la substance cérébrale s’avance et se termine en s’amincissant, jusqu'à cessation à peu près complète.

Cette membrane saillante correspondait à une légère dépression anormale à la face interne de la voûte du crâne. Je soupçonnai un kyste. En effet, ayant retiré le cerveau du crâne, le kyste fit une hernie considérable dans le point où la substance cérébrale manquait. Ilsortitbientôt complètement.

La tumeur contenait près de 8 onces de liquide albumineux,

transparent. Les parois de ce kystese laissaient déchirer faci-

lement, et contenaient quinze à vingt vésicules hydatiques de même nature que le kyste principal. La cavité creusée par le kyste dans l'hémisphère gauche du cerveau était longue de 4 pouces, large de 2 et occupait tout le lobe antérieur et la moitié du lobe moyen de cet hémisphère,

Elle commençait à 1 pouce de son extrémité antérieure et se terminait à 3 pouces de la postérieure. La substance cérébrale qui limitait les parois du kyste paraissait saine. On constata également la présence de kystes hydatiques

volumineux dans les poumons, le foie et le mésentère.

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