‹ Étude sur les lésions traumatiques du testiculeChapitre 24 sur 33 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

(Lx Rov pes Barres et WrixBera Soc. de Biologie, 1892)

Un malade qui n’a jamais souffert d'aucune maladie vénérienne voit se développer une orchi-épididymite à la suite d’une contusion sur les bourses.

Puis, deux abcès se forment, et dans le pus crémeux et blanchâtre, l'examen a décelé l’existence d’un diplobacille encapsulé qui, par son mode de coloation et ses propriétés morphologiques, tenait du pneumo-bacille de Fridlander.

Ces deux observations montrent bien encore la possibilité de l’évolution suppurative des lésions du testicule après une contusion.

Cependant, on ne peut admettre que le traumatisme par lui-même crée l'infection ; pas plus du reste qu’une torsion du cordon qui ne peut aboutir d'elle-même qu’à une nécrobiose aseptique.

On doit toujours rechercher une origine à celle-ci. Ce peut être une infection locale extrêmement atténuée, ou même des germes banaux venant d’ailleurs.

ALBARRAN, HaALLÉ et LEGrain ont bien montré que ce n’est pas seulement au cours des infections graves, mais pendant l’évolution d'infections locales bénignes et aussi peut-être au cours de ces états auto-infectieux mal définis d’origine intestinale dont les formes et l’intensité sont extrêmement variables, que le rein déverse dans la vessie avec l’urine des microorganismes divers.

Dans les cas rapportés, 1l s’est agi de contusions importantes sur des testicules antérieurement sains. Mais on pourrait observer des traumatismes même moins accentués portant sur un appareil génital déjà atteint de lésions à peine décelables.

Il est évident que ce traumatisme peut avoir une conséquence évolutive nette. C’est l’étude minutieuse de l’anamnèse qui pourra permettre de juger en de tels cas. Ces réserves ont surtout en vue les lésions tuberculeuses.

Certains auteurs pensent qu'il ne peut y avoir aucune relation. — Au sujet des tuberculoses osseuses

A. Broca se refusait à admettre aucune action localisatrice du traumatisme. Cependant de l'étude de certaines observations, cet ostracisme semble exagéré en ce qui concerne les lésions génitales.

Moxopb et TEerriLLox relatent des cas de suppuration, mettent bien en garde contre des interprétations à la légère au sujet de tuberculoses ulcérées. Cependant il rapportent deux observations dans lesquelles des tuberculeux ont reçu un traumatisme du testicule, Après une phase réactionnelle du début, se sont installés au bout de quelques semaines, des lésions chroniques qui ont aboutit à la fistulisation.

Le Professeur LeGuEu, dans une leçon clinique eite un cas analogue où le traumatisme locahisateur est incontestable.

Dans une première catégorie de faits, le traumatisme peut done être tenu responsable, évident. Dans les derniers cas, 1l reste à l’imterpréter, et e’est alors la question de l’état antérieur qui est ouverte.

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