DIAGNOSTIC
Pour faire le diagnostic. nous allons les étudier suivant leur siège au crâne, sur le rachis et sur les membres.
Quand on aura affaire à une tumeur à évolution rapide, que l’on supposera être un lipôme ostéo-périostique crânien, il faudra faire le diagnostic différentiel avec le sarcôme, et alors l'examen histologique nous donnera des certitudes.
Dans les tumeurs à évolution lente, le diagnostic différentiel avec l’encéphalocèle se fera par la réductibilité de cette tumeur etson augmentation sous les cris de l’enfant. |
Chez l’adulte, on a souvent confondu les tumeurs qui nous occupent avec des kystes dermoïdes ; l’erreur n’est pas grave.
Les antécédents et l'épreuve du traitement nous permettront de démasquer des germes syphilitiques qui pourraieut simuler les lipômes ostéo-périostiques.
Eafin nous distinguerons du lipôme, le sarcôme des
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os du crâne, parceque ce dernier a une évolution plus rapide. une circulation veineuse plus considérable et qu’il reste toujours largement sessile..
Dans les lipômes rachidiens, nous étudierons séparément ceux des apophyses transverses et ceux des apophyses épineuses. Les lipômes ostéo-périostiques des apophyses transverses sont ordinairement situés au cou, et le plus souvent énormes, entrainant avec eux des troubles fonctionnels, tels que dysphagie et dyspnée. On ne les confondra pas avec de angiomes profonds qui eux sont réductibles et n’atteignent jamais un si fort volume. Les kystes congénitaux se diagnostiqueront par leur transparence, si leur situation le permet, et aussi par leur fluctuation.
Les lipômes estéo-periostiques des apophyses épineuses sont ordinairement situés dans la région crànienne ou dorsale, et suivant l'expression de BRaA- QUEHAYE, ils ont la forme de galets aplatis. Il faudra les distinguer du spina bifida, qui est réductible et s'accompagne de symptômes nerveux marqués. Il est plus difficile de les différencier des abcès froids ; cependant la fluctuation plus manifeste -et la douleur en un point déterminé aideront au diagnostic.
Cliniquement on ne trouve aucune ressemblance entre les lipômes. ostéo-périotiques des membres et l'étude ne peut s’en faire que par la lecture des observations.
Le diagnostic différentiel se fera avec l’abcès froid
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qui n’a jamais un si gros volume lorsqu'il ne fuse pas; d’ailleurs l’adénopathie est là qui nous dévoile la tuberculose. Le kystehydatique musculaire se diagnostiquera par son excessive tension qui le confond absolument avec un corps dur. Le sareome périostique se diagnostiquera par sa rapidité d'évolution, sa vascularisation abondante et sa fermeté. L'erreur de diagnostic avec le lipôme banal se fera facilement ; au point de vue thérapeutique cette erreur est de peu d'importance.