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assez rapidement un volume considérable, empêchant la malade de se chausser. Aussi se décide-t elle à la faire enlever ; la tumeur fut enlevée à la campagne et récidiva peu de temps après. La nouvelle tumeur acquit peu à peu un développement plus considérable que la première et, quand la malade après avoir longtemps supporté cette gênante tuméfaction, se présente à nous, le volume de la tumeur atteignait celui d'un poing. Elle est de forme irrégulière, lobulée ; la peau, mince et tendre glisse au devant de la tumeur qui, par contre, adhère dans la profondeur. À la palpation, la tumeur est molle, faussement fluctuante, et ne laisse aucun doute sur sa nature,
Le 30 octobre dernier, nous pratiquons l’ablation de la tumeur sous l'anesthésie à la stovaine. L’extirpation est très laborieuse à cause de ses connexions profondes ostéopériostiques ; après avoir péniblement ménagé les tendons extenseurs des orteils qui s’insinuent entre les lobes de la tumeur, on arrive dans la profondeur au niveau du premier espace inter-osseux, élargi, dans lequel plonge le lipome.
Celui-ci est adhérent sur presque toute la longueur du deuxième métatarsien et quand la tumeur est enlevée, cet os est complètement dénudé, il n’y a plus de périoste. On constate à ce moment que le premier espace interosseux est très élargi et les deux premiers métatarsiens,
le deuxième surtout, déformés et aplatis.
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LIPOME PÉRICRANIEN SEERIG, 1836
C. K. âgé de 2 ans 1/2, né de parents bien portants avec tumeur de la grosseur d’un pois dans la région postérieure de la tête. La tumeur grossit rapidement, prit la dimension d'une tête d'enfant, s’étendant jusqu'à la nuque et sur les côtés jusqu'aux oreilles. Elle est recouverte de cheveux et entraîne la tête en arrière, s’intercalant elle même entre les deux épaules, si bien que l’enfant semble avoir deux têtes. À l’examen, la tumeur donnait la sensation d’un sac rempli de laine ; on observait cependant de la fluctuation en deux endroits près de la base, et il existait aussi en un point voisin de la base des pulsations appréciables. Sur les deux côtés de la tumeur, à l’endroit où elle s’intercalait derrière les oreilles, on apercevait des arborisations veineuses variqueuses. À gauche la tumeur semblait assez mobile ; mais à droite, dans la région où l’occipital s’unit au pariétal, l’union de la tumeur avec l’os semblait intime et de plus il existait un rebord osseux, séparant la peau de la partie postérieure de la tumeur d'avec le pariétal. L'enfant était en dehors de cela très bien portant ; appétit parfait et fonctions intellectuelles normales. Il était obligé de marcher la tête penchée en arrière, et il lui était difficile de dormir, d'autant plus que par suite de la traction en arrière exercée par les téguments, il ne pouvait fermer les yeux.
SEERIG fit l'opération. Ii pratiqua deux incisions courbes
se réunissant au niveau de la nuque, et sans grand effort
extirpa la tumeur, après toutefois avoir à l’aide du couteau libéré les adhérences plus intimes de la tumeur avec le périoste au niveau de la partie supérieure droite.
Après l'opération, le malade avait la sensation de posséder encore sa tumeur. Un mois plus tard, il était guéri. La tumeur pesait 7 kilos. La masse qui la constituait était blanche et semblable à du lard, entouré de tissu cellulaire, qui s’enfonçait par endroit entre les parties
stéatomateuses. \
LIPOME PÉRICRANIEN Ch. M. Perir, 1881
En juin 1879, j'ai trouvé à Clamart sur un sujet mâle de 64 ans, qui servait aux exercices de médecine opératoire un lipôme situé à la partie externe du front, un peu audessus de l’arcade sourcillière gauche. La tumeur avait le volume de la moitié d’une noix, la peau était mobile sur la surface. La consistance était mollasse, semi fluctuante. La pression donnait une sorte de crépitation, mais ce phénomène devait être rattaché à un commencement de décomposition, comme nous en avons eu la preuve avec l’extirpation de la tumeur, en constatant dans son épaisseur la présence de bulles gazeuses. Il n’y avait pas de dépression ni de tache noire centrale, comme dans un certain nombre de ces kystes sébacés. En déprimant la peau pour l'appliquer plus intimement sur la masse morbide, on ne voyait pas apparaître cet aspect lobulé en