‹ Étude sur les Lipômes ostéo-périostiquesChapitre 5 sur 34 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

M. le D: FROELICH ayant eu l’occasion de rencontrer. un certain nombre delipomes ostéo-périostiques dans

son service, nous avons résolu sur ses conseils de

consacrer à cette étude notre thèse inaugurale.

Le lipome ostéo-périostique est une tameur constituée par du tissu adipeux de nouvelle formation, et caractérisée par son adhérence au squelette.

Le tissu lipomateux étant d’origine conjonctive à comme équivalent morphologique le tissu osseux et cartilagineux, (ces tissus de même origine pouvantpar hétéroplasie se succéder et se transformer les uns dans les autres). Le lipome ostéo-périostique est donc le résultat d’un phénomène histologique normal ; et ceci nous explique pourquoi nous ne trouvons pas lelipome uniquement dans les regions où abonde la graisse.

Nous étudierons les lipomes ostéo-périostiques suivant leurs différentes situations sur le système osseux : au crâne, au rachis, aux membres. Il y a lieu aussi de distinguer les lipomes superficiels de ceux qui sont profonds : nous classeront ceux qui nous occupent

° parmi les lipômes profonds, étant donné leurs attaches avec le périoste et l'os sous-jacent.

Pour être complet, il faudrait distinguer entre les lipômes congénitaux et les lipômes acquis. Ils sont le plus souvent congénitaux, apparaissant à la naissance, ou dans les premières années de la vie. « D'ailleurs l’épithète de congénital, dit LANNELONGUE, ne doit pas être prise au sens littéral, et n’implique pas absolument la constatation de ces tumeurs au moment de la naissance. Elle indique seulement que les conditions déterminantes de leur formation existaient dans la vie intra-utérine. » C’est ainsi que l’on constate de ces tumeurs qui dans une première période se développent lentement et passent à ce moment inaperçues, et qui dans une seconde période, sous une influence quelconque, prennent un volume considérable et rapide. Ce sont des tumeurs congénitales, qui sont passées inaperçues dans l’enfance, à cause de leur faible volume.

Nous ralliant à l'avis de certains auteurs (1), nous rejetterons du cadre de lipômes ostéo-périostiques ceux qui se développent dans la cavité cranienne et rachidienne, bien qu’ils y adhèrent à leur couche périostique interne. Nous éliminerons de même les tumeurs sacro cocyginennes, les classant dans le groupe complexe des tumeurs caudales, où le tissu lipomateux estassocié aux tissus les plus divers (sarcomes, myxomes, parties fœætales...)

(1) Hurault, Chevrier, Schwartz,

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