‹ Étude sur les méthodes de dosage de quelques éléments importants de l'urineChapitre 4 sur 59 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Dans l'étude des mutations de matières chez les êtres vivants, dans des conditions ou sous des influences déterminées, il est nécessaire de suivre les variations que subissent, dans les mêmes circonstances, les produits éliminés par les différents émonctoires de l'économie, au premier rang desquels il convient de placer les reins.

L'urine, en effet, étant comme le « grand égout collecteur » de l’organisme, renferme la plupart des déchets et des résidus de la nutrition des différents tissus ; et, si l'on songe à la complexité de composition de ces ‘tissus, à la. multiplicité des actions : oxydations, dédoublements. hydratations, etc., dont ils sont le siège, on comprend combien doivent être nombreux les éléments qui la composent.

Parmi ces corps, tous ne présentent pas le même intérêt ; ilen est, comme l'azote total, l'azote uréique, les soufres, les phosphores qui acquièrent une importance particulière

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dans la solution de certaines questions de chimie physiolo-

gique ou pathologique.

. là, la nécessité fréquente, dans cet ordre de recherches, de procéder au dosage de ces divers corps, et tout particulièrement de ceux que nous venons d'énumérer, d'établir des rapports entre leurs valeurs respectives et de déterminer les variations auxquelles ils sont soumis.

Mais, pour qu'onsoitautorisé à déduire des résultats obtenus.

des conclusions nettes et précises, s’étayant sur des bases -

sérieuses, en un mot, à l’abri de toute critique, il est néces-

saire: :

1° Que les conditions dans lee se re le sujet restent les mêmes pendant toute la durée de l'expérience,

en exceptant, bien entendu, le facteur dont il s’agit de mesu-

rer les variations. — La composition de l'urine est, en effet, fonction de nombreuses variables : la nature de l'alimentation, la digestion, la sueur, l'exercice musculaire, le sommeil, A la modifient. ’ :

2 Il est utile d’être en possession de procédés de dosage

alliant à la fois l'exactitude à la Rp du manuel opéra.

toire et à la rapidité d'exécution.

Il ne faut pas, ce qui arrive malheureusement trop souvent et ce qui rend discutable la valeur de beaucoup de travaux, que les erreurs inhérentes aux procédés employés aient une

amplitude supérieure à celle des variations physiologiques ou

pathologiques qu'il s’agit de mesurer. Il est précieux, avonsnous dit, d'opérer rapidement, parce que l'on a toujours,

dans un temps relativement court, un grand nombre d'ana-

lyses à exécuter portant sur des corps en général très altérables.

Dans les trois Chapitres qui forment ce travail, en

sommes proposé d'élucider certains points relatifs au dosage

de l’azote totat, de l’azote uréique et des soufres de l'urine. Espérons que nous aurons atteint notre but.

PS

Son 2

Nous ajouterons que ce travail devait comprendre uné deuxième partie : l'étude chimico-physiologique de la «cure de raisins ».— Les documents que nous possédons résultent d'expériences faites sur nous-même et qui ont nécessité un très grand nombre d'analyses. Semblable étude n’a pas été faite jusqu'alors, du moins, à notre connaissance.

Nous regrettons que des circonstances extérieures nenous aient pas permis d'achever la rédaction de cette deuxième partie que nous aurions désiré insérer dans notre thèse inaugurale.

Avant d'aborder notre sujet, nous sommes heureux de pouvoir offrir à nos maîtres nos remerciements bien sincères et nos hommages.

Que M. le D" Rigal, médecin del hôpital Beaujon, professeur agrégé à la Faculté, le maître excellent, le clinicien distingué, dont le précieux enseignement a tant contribué à notre instruction médicale, veuille bien accepter ici tous nos remerciements et le témoignage de notre profonde reconnaissance.

Nous prions M. Le Dentu, professeur de clinique chirurgicale, membre de l'Académie de médecine, à qui nous

devons, en grande partie, les connaissances chirurgicales que nous possédons, d’agréer l'hommage de notre respectueux dévouement.

Que M. le professeur A, Gautier, membre de l inahitit, membre de l’Académie de médecine, Le savant éminent qui a tant contribué par ses admirables travaux à l'étude de la « Chimie de la cellule vivante », veuille bien nous permettre de lui exprimer nos remerciements les plus respectueux pour le grand honneur qu’il nous a fait en acceptant la présidence de cette thèse.

Nous n'oublions pas que c’est dans le laboratoire de M. le professeur Straus, membre de l’Académie de médecine, à la

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